30 juin 2006
Baisse du chômage : article de Jean-Louis Borloo
« La baisse du chômage n'est pas due au hasard »
Article de Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement
Publié le 30 juin 2006 dans Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/index.htm)
La baisse du chômage montre que nous sommes rentrés dans un cycle vertueux de l'emploi. S'il convient de rester prudent car le pays n'est pas à l'abri d'un chiffre moins favorable sur tel ou tel mois, nous pouvons être confiants car cette baisse du chômage n'est pas due au hasard. J'ai le sentiment que, grâce au travail de tous, le pays retrouve peu à peu sa confiance. Il m'importe de rappeler ici comment la politique de l'emploi construite pas à pas, en ayant analysé la complexité du sujet et en respectant les légitimités de chacun, aboutit à ce résultat.
L'économie de notre pays est en pleine mutation : mutation sectorielle, mutation des métiers pour chacun de nos compatriotes. Et dans cette période, marquée, de manière douloureuse, par des plans de restructuration industrielle destructeurs d'emplois, il est normal, si rien n'est fait, faute d'une réflexion suffisante, que le chômage augmente. Si l'on ne réfléchit pas à une nouvelle économie dans laquelle l'emploi et l'amélioration du cadre de vie créent la croissance (et non l'inverse), si l'on ne met pas le demandeur d'emploi au coeur du sujet pour lui permettre d'aborder plus sereinement ces périodes de transition, si l'on accepte que la perte d'emploi puisse être définitive et faire basculer certains dans l'assistance à vie : alors notre pays déclinera et le chômage augmentera inexorablement. J'ai voulu l'inverse dans le cadre du plan de cohésion sociale et nous pouvons être fiers ensemble des résultats d'aujourd'hui.
Ce qui se dessine, c'est cette nouvelle économie dans laquelle la création d'emplois dans le secteur des services à la personne, dans le logement et le cadre de vie (rénovation urbaine) tire la croissance. Et cette croissance nous permettra de mieux inventer notre avenir industriel grâce aux outils que sont, par exemple, les pôles de compétitivité ou l'Agence d'innovation industrielle. Sur le secteur des services à la personne, chacun connaît les perspectives et les outils que nous nous sommes donnés. Ce sont des centaines de milliers d'emplois (les formations et les conventions collectives nécessaires se mettent en place) qui seront offerts. Pour 100 € de pouvoir d'achat, qui coûte 40 € à l'employeur, compte tenu des avantages consentis, c'est 250 euros de «pouvoir d'emploi» qui peut être dépensé. L'outil, c'est le CESU qui se met en place massivement.
Dans le domaine de la construction et de la rénovation urbaine, les chiffres de créations d'emploi parlent d'eux-mêmes. Sur la construction, nous sommes à des niveaux historiques depuis 30 ans et le secteur crée des dizaines de milliers d'emplois chaque année, ce qui ne va pas sans créer une véritable crise du recrutement (nous y reviendrons). Il en est de même de la rénovation urbaine, avec 30 milliards d'engagement de travaux. Tout cela a trois effets : l'emploi, le cadre de vie de nos concitoyens et la croissance. La levée des freins à l'embauche, comme l'a impulsé le premier ministre, renforce cette tendance. C'est bien cela le cercle vertueux dans lequel nous rentrons et qui s'approfondira encore lorsque nous réformerons notre système de financement de protection sanitaire et sociale, qui peut mieux fonctionner, immédiatement, si nous savons accompagner ces mutations pour chacun des salariés en cause.
C'est ce que nous essayons de faire par la réforme radicale du service public de l'emploi, qui est à l'oeuvre au travers d'outils convergeant vers un seul but : accompagner le demandeur d'emploi, le «re-former» dans la sérénité et la sécurité de son parcours professionnel pour qu'il participe pleinement à cette donne nouvelle de l'emploi.
Ces outils, peu à peu, s'implantent sur le territoire, dans les pratiques du service public de l'emploi, dans les actions de nos partenaires. Tous montent en régime rapidement : maisons de l'emploi, dossier unique du demandeur, accompagnement mensuel, contrat de professionnalisation, apprentissage, convention de reclassement personnalisé, contrat de transition professionnelle.
Rappelons-nous qu'hier un chômeur était convoqué une fois tous les 6 mois pour rencontrer un agent ANPE. Aujourd'hui, il a un entretien mensuel (hebdomadaire dans le cadre du contrat de transition professionnelle) pour l'accompagner par exemple vers un contrat de professionnalisation. Dans le même temps, avec les Régions, nous développons l'apprentissage, qui relève de la même philosophie pour les jeunes primodemandeurs d'emploi.
Le troisième sujet est celui de nos ressources humaines. Si nous regardons nos voisins européens, le vieillissement de la population devient un obstacle au développement économique. C'est pour cela qu'il faut être fier que notre pays reste en Europe la première terre d'immigration (mais cela doit se faire dans le cadre des lois républicaines, car le désordre et l'immigration irrégulière ne nuisent qu'aux plus faibles). C'est pour cela que le plan de cohésion sociale a refondé et développé ce que certains appellent avec condescendance les contrats aidés et que j'ai dénommés contrats d'avenir. Oui, une partie de l'avenir de ce pays est dans le retour au travail des bénéficiaires de minima sociaux : sans eux, nous allons vers une crise de recrutement, sans parler de la honte qu'il y a pour toute collectivité à rejeter une partie du corps social dans la simple assistance. Avec plus de 55 000 contrats signés à ce jour nous prenons conscience que là se trouvent les créateurs de notre richesse de demain.
Avec le chiffre du chômage annoncé, l'espérance renaît. L'action menée sous l'autorité du premier ministre amplifiera ces résultats dans l'année qui vient, et je crois, pour ma part, que nous aurons, d'ici à la fin de l'année, un chiffre aux environs de 8,5% : il n'y aura qu'un seul gagnant, l'ensemble de nos compatriotes qui auront retrouvé un emploi. C'est à eux que je pense.
Le chômage est tombé à 9,1% en mai 2006
Le taux de chômage est tombé à 9,1% en mai 2006 (source : INSEE). C'est une énorme victoire ! La plus belle récompense pour ceux qui depuis 2002 travaillent à réformer la France et relancer la croissance pour créer de l'emploi. Chirac, Raffarin, Borloo, Villepin, etc. : chacun a sa part de mérite dans ce succès.
· 2,16% de baisse en mai !
· 11% de baisse depuis février 2005 !
· Baisse continue depuis 15 mois !
· 261.000 demandeurs d'emploi en moins en quinze mois !
· La plus forte baisse mensuelle depuis plus de 6 ans !
Ca, c’est une vraie « rupture » !
29 juin 2006
L'Ecologie reconnue dans la Constitution
LA CHARTE DE L’ENVIRONNEMENT
Promesse électorale de Jacques Chirac, la Charte a été élaborée par la ministre de l'Ecologie Roselyne Bachelot sur la base des travaux de la commission présidée par le paléontologue Yves Coppens. La Charte est aujourd’hui intégrée dans la Constitution Française.
Affiche de la Charte :
Affiche_charte_environnement
Le blog écolo

« Le blog pour une écologie populaire dans la France d'après… »
Ce blog est géré par Nathalie Kosciusko-Morizet, Déléguée Générale de l’UMP, en charge des questions concernant à l'Ecologie.
Lien du « Blog écolo » : http://blogecolo.canalblog.com
Blog personnel de Nathalie Kosciusko-Morizet : http://www.n-k-m.com
Conventions pour la France d’après
Première force politique française de propositions et de débats, l’Union pour un mouvement populaire (UMP) organise chaque mois des conventions thématiques destinées à structurer son projet pour la France. Ces conventions apportent une réponse aux préoccupations que se posent les Français sur leur avenir, de la politique sociale à l’écologie, sans oublier les questions européennes et l’éducation.
Durant une journée, parfois plus, chaque convention réunit aux côtés des responsables politiques de l’UMP des experts et des témoins du monde de l’entreprise, de l’administration, du monde associatif, ainsi que des universitaires. Des tables rondes donnent à chaque intervenant l’occasion d’apporter son éclairage et son point de vue sur le thème abordé, en toute indépendance.
Les fédérations départementales et professionnelles sont invitées à organiser, avant chaque convention, des débats dont les conclusions guident l’élaboration de la motion de synthèse rédigée à l’issue de la Convention. Pour chaque convention, la Direction des études élabore un dossier thématique distribué aux participants et mis en accès libre sur le site Internet. Ce dossier dresse l’état des connaissances sur la question traitée et constitue ainsi une base de travail solide pour les militants, les responsables politiques, et toutes les personnes qui souhaitent prendre part au débat public.
Chaque convention est retransmise en direct sur le site www.u-m-p.org. Les internautes peuvent participer en posant leurs questions et faire part de leurs remarques et commentaires.
Site des conventions : http://www.conventions-ump.org/index.php
Santé : prenons soin de l'avenir
CONVENTION UMP
Santé : prenons soin de l'avenir
Le système de santé français a longtemps pu revendiquer, à bon droit, le titre de champion du monde : égalitaire, protecteur des plus faibles et des moins chanceux, garantissant à tous, sur tout le territoire, des soins de qualité, parmi les meilleurs du monde grâce à une formation médicale et une recherche pharmaceutique de pointe, et fondé sur les principes essentiels de liberté de choix du médecin par les patients et d’autonomie de la prescription par les médecins.
Ce système est malheureusement fragilisé. Il ne sait pas assurer son financement. Il ne parvient pas à empêcher le développement d’inégalités sociales et territoriales. Il peine à répondre à des défis croissants comme le cancer et à en relever de nouveaux tels que le vieillissement ou l’obésité.
Des plans de réformes se sont succédés sans discontinuer depuis 30 ans. Ils n’ont pas empêché la situation de se dégrader. Si la réforme de 2004 a posé des jalons significatifs sur la voie d’une meilleure organisation des soins et d’une plus grande maîtrise de la dépense, ils doivent toutefois être consolidés et leurs modalités améliorées.
L’objectif est de garantir, sur le long terme, l’égalité, la qualité, la liberté et l’équilibre du système de soins dans un contexte certain d’augmentation des dépenses de santé et dans le respect des meilleures prescriptions éthiques.
http://www.conventions-ump.org/Sante.htm
Date de la convention : 27 juin 2006
Convention UMP sur le Sport : Oser le sport !
CONVENTION UMP
Coupe du monde de football, Tour de France, Roland Garros, Jeux olympiques, suivi des performances françaises dans les grandes compétitions nternationales, encouragement des athlètes français qui émergent dans certaines disciplines phares comme la natation et la gymnastique, déception nationale après l'échec de la candidature de Paris 2012... Tous ces événements montrent que les Français se passionnent pour le sport, suivent les compétitions sportives dans les médias, sont fiers de leurs athlètes et soutiennent les couleurs de la France. Les pouvoirs publics s'efforcent pour leur part de promouvoir le sport de haut niveau comme vitrine de la France à l'étranger et reconnaissent le sport comme un facteur puissant d'identité nationale.
Pour autant, la France est l'un des pays, sinon le pays d'Europe, où la place du sport à l'école est la plus réduite. Les équipements sportifs sont en nombre insuffisant. Il existe trop peu de clubs omnisports simples d'accès, ouverts à tous, à des prix abordables et l’action publique reste centrée en priorité sur le sport de haut niveau. Si le nombre de pratiquants réguliers progresse depuis plusieurs années, la France se classe aujourd'hui tout juste dans la moyenne européenne du point de vue de la pratique sportive de ses habitants, loin derrière les nations scandinaves qui ont su s'adresser à tous les publics. Le sport est pourtant facteur de bien-être, permet de rester plus longtemps en bonne santé, développe des qualités humaines essentielles telles que le respect de l'autre, l'esprit d'équipe, le goût de l'effort, la confiance en soi, et crée du lien social entre les personnes.
Par ailleurs, le sport se fait hélas trop souvent remarquer par ses anti-valeurs, notamment le dopage, la violence, l'argent roi. L’organisation institutionnelle du sport en France évolue lentement alors que le sport a beaucoup changé au cours des dernières années (médiatisation, professionnalisation, internationalisation…).
Comment permettre au plus grand nombre de faire du sport et comment adapter l'offre sportive en ce sens ? Quel doit être le rôle du système scolaire et de l'enseignement supérieur ? Comment faire du sport l'un des outils de notre politique nationale de santé ? Comment faire en sorte que les valeurs essentielles du sport ne soient pas perverties ? Faut-il adapter l'organisation du système sportif français et comment ? Faut-il donner un rôle aux entreprises ? Comment mieux reconnaître le bénévolat, essentiel dans le système sportif français actuel ? Comment accentuer le rôle du sport comme vecteur d'insertion pour tous et de cohésion nationale ? Comment améliorer les performances de nos athlètes dans les compétitions et la place de la France dans les instances sportives internationales ?
http://www.conventions-ump.org/sport.htm
Date de la convention : 30 mai 2006
Convention UMP sur la Justice
CONVENTION UMP
Justice : le droit de confiance
Le procès d’Outreau ne discrédite pas toute la justice française, mais il met en lumière un certain nombre de dysfonctionnements qui, ensemble, ont abouti à une véritable catastrophe judiciaire : défaillance de l’instruction, non fonctionnement des mécanismes d’alerte et de contrôle, manque de moyens, indignité du système pénitentiaire. Trop lente, trop complexe, trop distante, insuffisamment à l’écoute des victimes et en même temps capable de briser la vie d’innocents, la justice est touchée à son tour par la crise de confiance qui frappe les autres institutions.
La crise est d’autant plus violente que la justice est censée protéger. Elle est d’autant plus douloureuse que des voix s’élevaient depuis longtemps déjà, notamment parmi les magistrats, pour déplorer les maux profonds dont souffrait la justice. Le sursaut est quant à lui d’autant plus nécessaire que la justice doit d’urgence s’adapter à l’apparition de nouvelles formes de délinquance, aux transformations du monde des mineurs, à la demande croissante d’une meilleure prise en compte des victimes, au recours plus fréquent à l’action judiciaire.
Comment réformer l’institution judiciaire pour qu’elle assure plus efficacement sa mission dans le respect des droits des parties et de la présomption d’innocence ? Faut-il revoir l’organisation de la chaîne pénale ? Comment réformer la carte judiciaire ? Quelles attentes en matière de justice civile ? Comment prévenir et sanctionner plus efficacement la délinquance des mineurs ? Quelles ambitions pour le système pénitentiaire ? En somme, comment rendre la justice plus proche, plus humaine, plus efficace et plus respectée ?
http://www.conventions-ump.org/Justice.php
Date de la convention : 3 mai 2006
Vème République : Réconcilier efficacité et responsabilité
CONVENTION UMP
Cinquième République : Réconcilier efficacité et responsabilité
«Le trouble dans l’Etat a pour conséquence inéluctable la désaffection des citoyens à l’égard des institutions» : c’est ainsi que le Général de Gaulle justifiait à Bayeux, il y a soixante ans, la nécessité d’un régime politique nouveau assurant la stabilité institutionnelle.
Or depuis de nombreuses années, les pouvoirs publics semblent impuissants à enrayer le chômage, la dégradation des finances publiques, l’absence de mobilité sociale et la montée de nouvelles injustices sociales. La crise du modèle social français nourrit une crise de la représentation politique, qui se traduit par un absentéisme électoral croissant, l’importance du vote protestataire au point de faire accéder au second tour des élections présidentielles le candidat d'un parti extrême ou la défiance à l’égard de la classe politique sur les questions européennes. Si le régime politique mis en place par la Constitution de la cinquième République a excellé dans sa capacité à doter la France de gouvernements stables tout en s'adaptant au fil du temps aux exigences de la société démocratique et à la construction européenne, il semble aujourd’hui mis au défi de répondre aux attentes des Français qui expriment, par leur rejet, chacune à leur tour, des majorités successives, leur volonté d’une démocratie plus efficace et plus responsable.
Deux options sont alors en jeu, qui procèdent d'analyses divergentes : celle qui propose de changer de régime politique aux motifs que ce sont les institutions qui sont en cause et non pas les modalités d'exercice du pouvoir ; celle qui consiste à maintenir les équilibres fondamentaux de la cinquième République tout en clarifiant les responsabilités pour obliger les gouvernants à agir.
Dès lors, il convient de s’interroger sur le fonctionnement de notre République aujourd’hui. Comment les institutions ont-elles évolué sous l’influence de l’introduction du quinquennat ou des périodes répétées de cohabitation ? Comment lutter contre le divorce qui se creuse entre les citoyens et leurs représentants ? Comment permettre au pouvoir exécutif d’être à la fois plus responsable et plus efficace ? Comment faire du Parlement un contre-pouvoir véritable au pouvoir exécutif sans nuire à la stabilité et à l'efficacité des institutions ?
Cette convention était placée sous la présidence d’Edouard Balladur, ancien Premier ministre, député de Paris.
http://www.conventions-ump.org/Institutions.htm
Date de la convention : 5 avril 2006
Femmes : libres et égales
CONVENTION UMP
Femmes, libres et égales
Les progrès historiques dans le statut des femmes sont récents. Ils ont permis aux femmes de conquérir l’égalité des droits et la libre disposition de leur corps. Mais qu’en est-il réellement dans les faits ? Les violences faites aux femmes persistent dans tous les milieux. Il y a plus de femmes instruites, salariées, mais aussi plus de chômeuses, de femmes à temps partiel et touchant des bas salaires. Les disparités de carrière se maintiennent. Le monopole féminin sur le travail domestique demeure. Peu de femmes sont devenues des cadres dirigeants dans l’économie, les clubs de réflexion, les syndicats ou les partis politiques. Le nombre des femmes au bord de la grande pauvreté est croissant. De nouvelles solutions restent donc à trouver.
Comment empêcher les violences parfois quotidiennes, parfois mortelles, dont sont victimes les femmes ? Comment passer enfin à l’égalité dans les faits ? Comment combattre les stéréotypes sexistes ? Faut-il mettre en place des politiques sexuées en faveur des femmes ? Faut-il penser une nouvelle organisation sociale qui soit plus favorable à la conciliation vie professionnelle-vie familiale pour les hommes comme pour les femmes ?
http://www.conventions-ump.org/Femmes.htm
Date de la convention : 7 mars 2006








