Opinion Politique

Blog de Louis BAPTISTE : actualité, débats et propositions politiques

30 novembre 2006

Candidature de Nicolas Sarkozy : ce que j'en pense

Nicolas Sarkozy l’a officiellement annoncé aux Français : il est candidat à l’investiture de l’UMP pour l’élection présidentielle. Cette décision est extrêmement sérieuse et réfléchie, et son engagement est total et déterminé.

Etre candidat à la plus haute fonction de la République, ça n’est pas une décision prise à la légère, sur la base de sondages temporaires. Etre candidat, c’est le choix d’une vie, c’est accepter la mission de diriger la France, la protéger et en faire ressortir le meilleur.

Face à la candidate des jolis sourires, des beaux slogans et des idées creuses, Nicolas Sarkozy est le seul capable d’apporter à la France le dynamisme dont elle a besoin, le rayonnement international qu’elle mérite et la sécurité à laquelle elle a droit.

La campagne interne à l’UMP a commencé mais il ne faut pas s’y tromper : Nicolas Sarkozy est le seul en position de rassembler la droite et le centre, puis toutes les Françaises et tous les Français. Là où Ségolène Royal veut "battre la droite", Nicolas Sarkozy veut "faire gagner la France". Il est une chance pour l’UMP et pour la France, sachons la saisir !

Louis BAPTISTE

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Nicolas Sarkozy : « Pourquoi je suis candidat »

Nicolas_Sarkozy


Dans un entretien paru jeudi 30 novembre dans la presse quotidienne régionale, le Ministre de l’Intérieur annonce les raisons qui le poussent à se porter candidat à la Présidence de la République. En voici le texte intégral.

Etes-vous candidat à l'élection présidentielle ?


Ma réponse est oui.

Pourquoi ?

C'est une décision mûrement réfléchie. A titre personnel, elle n'était pas évidente. Cette décision m'engage ; c'est le choix d'une vie. C'est une lourde responsabilité vis-à-vis des Français auxquels je demande de me faire confiance. Je me sens la force, l'énergie et l'envie de proposer une autre vision de la France. J'ai l'ambition de créer une nouvelle relation avec les Français qui repose sur deux mots : confiance et respect, confiance en la parole donnée et respect de chaque Français pris individuellement.

Quel contenu donnez-vous à cette nouvelle relation ?

Faire de la France le pays où «tout peut devenir possible». Et cela pour tout le monde, mais d'abord pour ceux qui ont connu des épreuves, se sentent fragiles ou qui pensent que «rien n'est jamais pour eux». Quand tout sera redevenu possible, quand la promotion sociale, le droit à la propriété, une meilleure école pour ses enfants, un meilleur salaire pour soi, une réelle égalité entre hommes et femmes, seront des objectifs réalisables pour chacun, alors les Français retrouveront le goût de vivre ensemble. Et la nation française sera à nouveau un exemple pour le monde.

Pourquoi maintenant cette annonce de candidature ?

Je m'étais engagé auprès du président de la République à ce que 2006 soit consacré au travail gouvernemental et que la campagne ne démarre qu'en fin d'année. J'ai respecté mon engagement. Dans cette campagne je dirai tout avant afin de pouvoir tout faire après. Notre démocratie a besoin de franchise, d'honnêteté, de vérité.

Avez-vous fixé un terme à votre présence au gouvernement ?

Il est trop tôt pour répondre parce que ma famille politique n'a pas encore décidé de me soutenir. En tout état de cause, je ne serai plus ministre au moment de l'élection: en cela je serai le premier à m'imposer cette règle contraignante.

Vous êtes en pré-campagne depuis des années. Qu'est-ce qui va changer désormais ?

Depuis des années, j'ai la même volonté de renouveler le débat public. Je vais maintenant m'adresser à tous les Français, sans exception. Je pense entre autres aux catégories de la population auxquelles nous n'avons pas assez parlé : aux fonctionnaires, aux Français les plus récents, aux femmes, aux jeunes, à ceux qui n'ont plus d'espoir. Je vais leur parler de la France et de leur avenir. J'appelle la droite républicaine et le centre à s'ouvrir aux idées nouvelles afin que tous les Français puissent se reconnaître en nous.

Votre programme sera-t-il UMP ?

Lionel Jospin avait dit, en 2002, que son programme n'était pas socialiste. L'électorat socialiste l'a «compris». Il n'a pas voté pour lui. Qu'on ne compte pas sur moi pour tenir un discours qui ne soit pas fidèle aux valeurs de la droite et du centre. J'aime mon pays, je crois aux vertus du travail, du mérite, de la récompense et de l'effort. Mais je ne suis pas un conservateur car je crois au mouvement. L'ordre n'est acceptable que s'il est en mouvement. L'ordre juste, c'est juste de l'ordre. Je veux que l'avenir redevienne une promesse et cesse d'être une menace. Les Français attendent des raisons d'espérer. Il n'y a de fatalité que pour ceux qui renoncent. Je n'en serai jamais.

Le mot rupture fait-il encore partie du vocabulaire de Nicolas Sarkozy ?

Oui car je veux rompre avec une façon de faire de la politique. Rompre, ce n'est pas la crise. A ceux qui voudraient m'appeler à la continuité, je pose la question : êtes-vous sûrs d'être en harmonie avec les Français ? Je veux rompre avec l'idée que l'on peut travailler moins et gagner plus, qu'en accueillant tout le monde, on peut intégrer convenablement, qu'on démocratise l'enseignement en abaissant le niveau des diplômes. A mon poste de ministre, j'ai profondément changé les choses. Je veux remettre la société française en mouvement.

Ségolène Royal n'incarne-t-elle pas mieux cette rupture ?

Le PS a choisi l'immobilisme. Je veux incarner le mouvement. Dans un monde qui bouge si vite qui peut penser que l'on peut demeurer immobile. Je veux une rupture tranquille. Cela fait quatre ans et demi que je gère la sécurité de la France. Cela demande beaucoup d'expérience et de maîtrise. Je veux les mettre au service de la France.

Quelle rupture incarnez-vous par rapport à Jacques Chirac ?

On peut être fidèle à son histoire, fier de son bilan et proposer pour les cinq années à venir un autre chemin. Je souhaite un président responsable et des contre-pouvoirs plus forts. Imaginer l'avenir et l'incarner c'est désormais ma mission.

On vous dit atlantiste, communautariste et libéral...

On dit tant de choses fausses et caricaturales ! Communautariste ? C'est un message. Je n'accepte pas qu'on importe des usages et des coutumes non conformes à nos valeurs républicaines. Atlantiste ? On est d'autant plus indépendant qu'on est amis. Libéral ? Cela serait réducteur. Je crois en la liberté. Mais je ne suis pas un idéologue. Et je pense que l'Etat et les services publics ne doivent pas être condamnés à l'impuissance. Ils ont tous leur rôle dans la société moderne que je veux bâtir.

Le PS est désormais en ordre de marche derrière sa candidate. A l'UMP, vous en êtes loin.

Rarement la famille politique que je préside n'a été aussi rassemblée. Je n'y considère personne comme un adversaire.

Ce qui n'empêche pas des velléités.

Ce ne sont pas des velléités, ce sont des talents. Je les prends en compte car toutes les ambitions sont légitimes.

Jacques Chirac a eu 74 ans hier. Que lui souhaitez-vous ?

D'être heureux.

Source : Ouest France, 30 novembre 2006

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29 novembre 2006

The Economist : « What France needs »

Sans commentaire...

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28 novembre 2006

UMP : premier parti de France avec plus de 300.000 adhérents

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Contrat rempli. Au moment de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP, cette dernière comptait 110.000 membres. L’objectif affiché par le nouveau Président du parti : "faire de l’UMP la plus grande formation politique de France" avec l’objectif ambitieux de 200.000 membres pour la fin 2005 : ce chiffre sera dépassé. Pour 2006, Nicolas Sarkozy avait rehaussé la barre en visant les 300.000 adhérents. C’est à présent chose faite.

Cette nouvelle étape dans la vie du mouvement est révélatrice d’un changement profond dans la conception que les Français ont de la politique : ils veulent en être les acteurs et être associés à toutes grandes décisions prises par leurs représentants. Depuis sa création, l’UMP s’est donc démocratisée, diversifiée, agrandie.

La seconde influence de cette croissance concerne le choix du candidat qui sera investi par le parti le 14 janvier. Ce sera une première dans la vie politique française : le candidat de l’UMP sera choisi par plus de 300.000 personnes. Ce choix sera incontestable et la légitimité du candidat n’en sera que plus grande.

Le dernier enseignement est que de plus en plus de Françaises et de Français sentent que l’UMP est à l’avant-garde du gouvernement, agissant avec responsabilité au présent et préparant l’avenir avec ambition.

Louis BAPTISTE

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Le projet législatif de l'UMP adopté par 98% des adhérents

Le projet législatif de l'UMP a été adopté par près de 98% des adhérents ayant pris part au vote. Un adhérent sur deux a voté entre les 20 et 26 novembre, dates de la consultation par Internet sur ce projet, soit 145 923 votants sur les 291 461 enregistrés au premier jour du vote. Ils ont voté pour à 97,8 %, contre à 1,4 %, et 1 % des votants ont voté blanc ou nul.

Validé le 16 novembre par le conseil national de l'UMP, ce projet, préparé sous la direction de François Fillon, à partir notamment des propositions faites au cours de 18 conventions thématiques et des contributions des différentes sensibilités du parti, est donc définitivement adopté.

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23 novembre 2006

48 heures pour découvrir le projet pour la France d’après

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Soumis au vote des adhérents
du 20 au 26 novembre, le projet législatif de l’UMP est le fruit d’un travail collectif qui a duré près de deux ans.

Pour le faire connaître, l’UMP organise les samedi 25 et dimanche 26 novembre l’opération "48 heures pour découvrir le projet pour la France d’après".

Durant deux jours, dans toutes les permanences de France, tous les Français qui le souhaitent pourront venir s’exprimer et donner leur avis.

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22 novembre 2006

Présidentielle : pour ou contre l’anonymat des parrainages ?

Le débat a été lancé par Jean-Marie Le Pen. En effet, ce dernier affirme que les maires (non FN) seraient réticents à lui apporter leurs parrainages si leurs noms étaient ensuite rendus publics.

Pour le gouvernement, le Premier Ministre en tête, la publication des noms d’élus parrainant les candidats doit "conduire chacun à prendre ses responsabilités".

Pour Jean-Marie Le Pen, la publication des noms des parrains par le Conseil constitutionnel entraîne "un véritable chantage politique, voire parfois des menaces physiques sur les maires signataires".

MON OPINION

Personnellement, je ne partage aucunement les idées de Jean-Marie Le Pen. Néanmoins, il n’en est pas moins représentatif d’un pourcentage important des Français (il avait obtenu plus de cinq millions et demi de voix en 2002). A ce titre, et au nom de la démocratie (demos cratos, le pouvoir du peuple), sa candidature est légitime et ne doit pas être empêchée.

Toutefois, je comprends que certains élus hésitent à parrainer un candidat qu’ils ne soutiennent pas personnellement. Dans de nombreuses petites communes enfin, les maires sont souvent apolitiques (non affiliés à un parti) et ne veulent pas "troubler" leurs électeurs, de droite et de gauche.

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20 novembre 2006

La fiscalité verte : dernières mesures

HAUSSE DES TAXES

Hausse des taxes sur le charbon
La consommation de charbon sera taxée à hauteur de 1,19 euro/MWh au nom du principe de pollueur-payeur. Les 50 millions d'euros de recettes attendus seront affectés prioritairement à des actions de lutte contre le changement climatique, telles que le soutien à la chaleur renouvelable.

Hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP)
La TGAP augmentera de 10% en 2007. Elle vise la production de déchets industriels ou ménagers, la pollution atmosphérique, etc. Après 2007, elle sera indexée sur l'inflation.

Hausse des taxes sur les nuisances aériennes
Elle serviront à améliorer l’insonorisation des logements de riverains.

CRÉDITS D’IMPÔTS

Les crédits d'impôts accordés pour les équipements propres (chauffage solaire, géothermie...) seront renforcés. L'État accepte ainsi de sacrifier un milliard d'euros de recettes fiscales dans ces dispositifs, soit trois fois plus qu'aujourd'hui.

Pour aider les contribuables, le nombre des "espaces info énergie" de l'Ademe est doublé, passant de 170 à 300.

Les collectivités qui le souhaitent peuvent à présent exonérer les agriculteurs biologiques de la taxe foncière sur le non-bâti.

Possibilité d’exonérer les logements économes en énergie de la taxe foncière sur le bâti.

DÉBATS EN COURS

Installation de péages urbains dans les grandes villes françaises, notamment Paris, comme cela ce fait déjà dans plusieurs grandes villes européennes (Londres par exemple).

Création d’une "taxe camion" pour rééquilibrer les trafics dans les zones sensibles, comme les Alpes.

Mise en place d’une "taxe carbone" sur les importations de produits industriels en provenance de pays qui refuseraient de s'engager en faveur du protocole de Kyoto après 2012. Premier pays visé : la Chine.

MON OPINION

Je suis opposé aux péages urbains
, qui traitent la conséquence plutôt que la cause. Pour moi, il faut faire pression sur les constructeurs automobiles pour qu’ils créent des voitures "écologiquement responsables". Mais évidemment taxer est plus rentable que subventionner !

La "taxe camion" n’est pas non plus une bonne chose selon moi. En effet, les camionneurs sont déjà taxés sur le carburant, par la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP). C’est dans ce cas cette dernière qu’il faudrait augmenter car ça n’est parfois pas tant le volume des taxes que leur nombre qui complexifie une profession. A nouveau problème, nouvelle taxe : je suis contre !

La dernière "piste" est bonne, dans le cadre européen. Elle devrait avoir une incidence sur le nombre de ratifications du protocole de Kyoto. En revanche, elle peut être considérée comme du protectionnisme. Il faudrait donc veiller à ce que nos partenaires ne boycottent pas certains de nos produits en compensation de la "taxe carbone".

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18 novembre 2006

PROJET UMP : les principales mesures pour l’emploi

EMPLOI

- Contrat de travail unique à droits progressifs
- Exonération de charges sur les heures supplémentaires ou les RTT transformées en heures travaillées
- Création d’une assurance-salaire et de retour à l’emploi
- Participation élargie aux entreprises de moins de 50 salariés
- Moralisation des retraites chapeaux et des golden parachutes
- Choix de l’âge du départ à la retraite
- Création d’un statut de prémajorité permettant aux 16-18 ans de créer ou de diriger une entreprise
- Caution de l’État pour les crédits souscrits par les étudiants, les chercheurs et les artisans

MON OPINION

Je retiens deux mesures importantes :

- Le contrat de travail unique est pour moi indispensable car il faut éviter de « brouiller » les entrepreneurs en proposant un trop grand nombre de possibilités d’embauche : CDI, CDD, contrats spécifiques pour les jeunes, pour les seniors, pour les PME, pour les grandes entreprises, etc.
- L’exonération de charges sur les heures supplémentaire est incontournable pour assouplir les 35h et permettre à ceux qui veulent travailler davantage d’augmenter leur pouvoir d’achat

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PROJET UMP : les principales mesures sociales

SOCIAL

- Création d’un service minimum garanti
- Abolition du monopole de la représentation syndicale
- Suspension des seuils sociaux et fiscaux dans les entreprises
- Création d’un droit opposable pour la garde d’enfants et l’accès des handicapés aux services publics
- Allocation garde d’enfants
- Création d’une branche vieillesse et dépendance de la Sécurité sociale
- Création d’un congé de solidarité rémunéré pour l’accompagnement d’une personne âgée en fin de vie
- Allongement du congé de maternité pour les deux premiers enfants
- Revalorisation des retraites en fonction du temps consacré à l’éducation des enfants
- Meilleur remboursement des soins dentaires et optiques
- Mise en place du crédit hypothécaire pour favoriser l’accès à la propriété
- Activité obligatoire en contrepartie d’un minimum social
- Loi d’amnistie civile pour les familles « honnêtes mais surendettées »

MON OPINION

Les mesures proposées par l’UMP vont dans le bon sens.

- Le service minimum est une nécessité pour les usagers et complète les dispositifs déjà mis en place pour éviter la « prise en otage » des français les jours de grève
- Les mesures en faveur des handicapés, des femmes ayant des enfants (garde, congés, retraite) sont très positives
- Le congé rémunéré pour l’accompagnement d’une personne âgée est un réel « progrès social »
- L’obligation d’une activité en contrepartie de minima sociaux sera un outil efficace de lutte contre les abus. C’est une mesure ferme mais juste.

Ces mesures prouvent que la souplesse économique (décrite dans la partie « emploi » du projet) peut être assortie de mesures sociales importantes.

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