Opinion Politique

Blog de Louis BAPTISTE : actualité, débats et propositions politiques

31 janvier 2007

Le chômage au plus bas depuis 2000

Le nombre de demandeurs d'emploi en France a enregistré une baisse de 1% en décembre, avec 20.300 demandeurs d'emploi en moins. Le taux de chômage au sens du BIT revient donc à 8,6% de la population active contre 9,6% à la fin 2005. L’année 2006 aura été la meilleure en termes d’emploi depuis l’an 2000, avec une baisse globale du chômage de près de 10%.

Louis BAPTISTE

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Polémique stérile sur l’élaboration des chiffres du chômage

Cela ne surprend plus personne : la gauche crie "horreur" quand le gouvernement annonce des chiffres du chômage en baisse. Il n’est alors pas inutile des rappeler à Messieurs DRAY, HOLLANDE et leurs amis que les chiffres du chômage sont élaborés avec le même indicateur depuis des années, c'est-à-dire par exemple avec le même indicateur que sous les années JOSPIN ! En outre, c’est l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) qui publie ces chiffres. Or, par définition, l’INSEE n’est ni de droite, ni de gauche !

Par ailleurs, la méthode de calcul du taux de chômage est depuis des années harmonisée avec l’ensemble des pays de l’Union Européenne. Met-on en doute le calcul du taux de chômage allemand, anglais ou espagnol ? Ca n’a aucun sens. Il faut pourtant d’y résoudre, la gauche française est la moins moderne d’Europe et, faute de proposer une solution crédible pour atteindre le plein emploi, elle dénonce systématiquement –lorsqu’elle n’est pas au pouvoir- un "trucage des chiffres". A quand un élévation du débat ?

Louis BAPTISTE

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Le travail créé le travail

La baisse du chômage est une bonne nouvelle ! Cela paraît évident ? Pas tant que cela. En effet, pour la gauche et l’extrême gauche, il vaudrait mieux que tous les Français soient chômeurs, pourvu qu’il n’y ait pas d’inégalités entre eux. C’est le credo d’Olivier Besancenot : "travaillons 32 heures par semaine". Comme ça, les Français auront des salaires ridicules, mais au moins ils seront égaux.

Pour l’UMP et Nicolas Sarkozy, "le travail créé le travail" car donner du pouvoir d’achat aux Français est le meilleur moyen pour qu’ils consomment, créent de la croissance et permettent en retour aux entreprises d’embaucher. C’est tout le sens de la mobilisation et des propositions de Nicolas Sarkozy en faveur du pouvoir d’achat : exonérer les charges pesant sur les heures supplémentaires, taxer davantage la pollution que le travail, supprimer les droits de succession pour 95% des Français, etc.

Alors que l’assistanat créé du chômage, "le travail créé le travail".

Louis BAPTISTE

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Nicolas Sarkozy : "Travail, autorité, responsabilité" (interview au Figaro)

Interview_Nicolas_Sarkozy

Le Figaro :
Dans votre discours de l’UMP, vous avez déclaré: «Lorsqu’il s’agit de la France il n’y a plus de camp». Cela veut-il dire que le clivage droite-gauche est dépassé ?

Nicolas SARKOZY : Non, cela signifie que je ne serai pas le président d’une France de droite contre une France de gauche. On peut fort bien, comme je le fais, revendiquer son adhésion aux valeurs de droite et estimer que l’élection présidentielle est une occasion de transcender les clivages, de rassembler une majorité sur un projet de cinq ans. En tant que candidat à la présidentielle, j’ai le devoir de parler comme un chef de l’Etat doit parler à la France, non pas comme un chef de parti parle à une famille ou encore moins à un clan.

A vouloir séduire les électeurs de gauche, ne risquez-vous pas de désorienter ceux de droite ?

Je ne me résoudrai jamais à abandonner les électeurs dont la République a besoin. Ces électeurs les plus populaires, qui se sont sentis abandonnés depuis tant d’années, parce que la gauche ne leur parle plus. Ces électeurs qui se sont tournés vers les extrêmes pour crier leur colère. Ces électeurs de gauche qui ne se reconnaissent plus dans la gauche d’aujourd’hui, qui parle exclusivement aux salariés dotés d’un statut. Enfin, bien sûr, je n’oublie pas les électeurs traditionnels de la droite, qui ont eu tant de fois le sentiment que leurs idées n’étaient pas défendues. Tout cela fait une Nation. C’est à elle tout entière que je veux m’adresser.

Vous citez Blum, Jaurès, Zola... Pourquoi pas Montesquieu, Tocqueville, Aron...?

Je n’ai pas le sentiment que Clemenceau ou Georges Mandel soient des héros traditionnels de la gauche. Je n’ai pas le sentiment de négliger le coeur de la droite quand je cite le Frère Christian, égorgé à Tibhérine, ou quand j’évoque l’héritage de 2000 ans de chrétienté.

Que répondez-vous à Ségolène Royal lorsqu’elle vous accuse de confondre Valmy et les croisades ?

Je ne me reconnais pas dans cette repentance systématique qui va droit au dénigrement de la Nation, lequel conduit à la détestation de soi. C’est la vision d’une certaine gauche, ce n’est pas la mienne. Je ne réduis pas, par exemple, l’action de la France en Algérie à un système incontestablement injuste, mais à l’intérieur duquel un certain nombre de Français ont soigné, ont instruit, ont construit. Ils ne doivent pas être assimilés à ce système injuste.

Vous parliez des valeurs de la droite. Quelles sont-elles ?

Au premier rang, je mettrai la valeur travail dont l’oubli résume à mes yeux toute la crise morale française. Le travail a été délaissé par la droite et trahi par la gauche. Les socialistes ne parlent plus des travailleurs, c’est un signe. Je veux être le candidat du travail. C’est ma cohérence et le ciment de mon projet. La deuxième valeur, c’est le respect. L’erreur de mai 68, c’est d’avoir pensé faire le bonheur de l’élève en le considérant comme l’égal du maître. Or, si l’élève a vocation à dépasser le maître, il doit respecter son autorité. Enfin, il y a la valeur de responsabilité. Je considère qu’il n’existe pas de droit sans devoir en contrepartie. Je demande que nul ne puisse refuser plus de deux offres d’emploi qui correspondent à sa qualification. Je demande aussi qu’il n’y ait pas de minimum social sans une obligation d’activité en contrepartie.

Avec ce discours, est-ce que vous ne refaites pas aux Français le coup de la « fracture sociale » ?

La fracture sociale c’était défendre les pauvres sans travail. Je veux qu’on oublie pas les travailleurs pauvres. Je ne promets pas plus d’assistance, mais plus de travail. Je suis contre l’égalitarisme, l’assistanat, le nivellement, pour le mérite, la juste récompense des efforts de chacun, et la promotion sociale.

Sur la valeur travail, l’immigration ou l’éducation, Ségolène Royal ne dit-elle pas la même chose que vous ?

Les socialistes proposent de travailler moins. Moi, je propose de gagner plus. Jusqu’à présent, la candidate socialiste ne nous a pas fait l’honneur de nous dire ce qu’elle proposait sur les 35 heures. Moi, je le dis très simplement: je veux que les 35 heures soient un minimum, pas un maximum. Sur les clandestins, c’est clair : si je suis président de la République il n’y aura pas de régularisation globale. Est-elle prête à prendre le même engagement ?

La suppression de la carte scolaire est-elle encore à l’ordre du jour ?

J’avance une idée précise : je propose que tout de suite 10 à 20% des effectifs des écoles puissent être recrutés hors secteur scolaire, pour que chaque parent soit libre du choix de son école. Le processus sera ensuite progressif. La suppression de la carte scolaire, dans mon esprit, est l’aboutissement d’une politique d’excellence dans tous les établissements. Je veux une mixité sociale qui tire vers le haut chaque enfant.

Depuis quelques temps, vous parlez beaucoup moins de « rupture »...

Aujourd’hui, la réalité est que j’incarne une rupture dans ma manière de faire de la politique. Je n’ai plus besoin d’insister. Je ne renonce à rien : ainsi si je suis élu, j’instaurerai le service minimum, la liberté syndicale et le vote à bulletin secret pour empêcher les piquets de grève. Le vote n’empêche pas ceux qui veulent faire grève de le faire. Mais s’il y a 51% de gens qui refusent la grève, on ne pourra pas les empêcher de travailler.

Diriez-vous que votre projet est libéral ?

Je suis libéral, mais je refuse la caricature du libéralisme. J’ai dit que le capitalisme doit respecter une éthique. Je ne transigerai pas là-dessus. Que les chefs d’entreprises aient des gros salaires, c’est normal car c’est la contrepartie d’un risque. Mais les « golden parachute » me choquent. Je crois que c’est le travail qui crée le travail. Je veux autoriser les gens à s’affranchir des 35 heures, à cumuler retraite et travail à temps partiel. Je veux que les patrimoines s’investissent en France, je veux qu’on développe le capitalisme familial, par exemple en défiscalisant la cotisation à l’ISF de ceux qui investiront dans les petites entreprises. Tout cela n’est-il pas libéral ?

On vous reproche de vouloir calquer le contrat unique sur le CNE...

Le CNE est une création utile qui a prouvé son efficacité. Mais je veux créér un contrat nouveau qui conservera la souplesse tout en offrant davantage de garanties aux salariés. Ce sera l’objet d’une négociation avec les partenaires sociaux.

Sur les retraites, comment allez-vous éviter la levée de boucliers sur les régimes spéciaux ?

La loi Fillon permet de garantir leur paiement jusqu’à 2020. Le PS annonce qu’il reviendra sur cette loi. Moi, je la confirme. Tranquillement, pour des raisons d’équité, nous ferons la réforme des régimes spéciaux. En tenant compte, bien sûr, de la pénibilité. Je poserai également la question de la revalorisation des petites retraites. Celles par exemple des trois millions d’artisans, de commerçants et d’agriculteurs. Pour retrouver des marges de manoeuvre, il faut aussi permettre à ceux qui veulent continuer de travailler au-delà de 60 ans de le faire.

Vous proposez de redistribuer beaucoup d’argent aux Français. Mais où le trouverez-vous?

C’est vrai, la garde des enfants après l’école coûte de l’argent, mais cela coûte aussi davantage de laisser les orphelins de 16 h à la loi de la rue! Alors, oui, j’ai proposé 68 milliards de réduction des prélèvements obligatoires. C’est un objectif que l’on peut raisonnablement tenir en deux législatures, et moins si la croissance est au rendez-vous. Pourquoi ? Tout simplement pour rejoindre la moyenne européenne.

Comment est-ce possible ?

Je vous rappelle que je propose qu’un fonctionnaire sur deux mis à la retraite ne soit pas remplacé. Je compte aussi faire une révision systématique des habitudes de dépense. Il y a des économies à faire sur les 5 milliards d’euros par an d’allocations pour les préretraites, ou sur les 17 milliard d’euros d’aides aux entreprises pour financer les 35 heures. Dépenser tout cet argent public pour empêcher les gens de travailler c’est contraire à l’intérêt de la France. La formation professionnelle, c’est 23 milliards d’euros qui ne sont pas entièrement au service de la politique de l’emploi. Il y a matière à trouver des économies. Surtout, je veux relancer la croissance en libérant le travail. Pourquoi la France, depuis quinze ans a-t-elle 1% de croissance en moins que les pays comparables ? Parce que l’on ne travaille pas assez.

La TVA sociale figurera-t-elle dans votre programme présidentiel ?

Mon opinion n’est pas définitivement faite sur cette question. Elle mérite débat. Le travail, c’est l’évidence, est surtaxé. Que nous reste-t-il? Le capital? Mais il s’en ira si on le taxe trop. La consommation, en revanche, ouvre des possibilités. Les Allemands l’ont fait, mais ils partaient d’une TVA à 16%. C’est une piste.

Paris accueille la conférence de l’Environnement. Croyez-vous à la réalité du péril climatique?

Oui. Ma conviction est que l’humanité danse sur un volcan. Et il faut agir maintenant. Je propose de taxer les importations des pays qui ne respectent pas les mêmes règles environnementales que nous. Je veux également que l’Europe se dote systématiquement d’un taux de TVA réduit sur les produits propres. Pour moi, l’environnement est aussi une source de croissance. Je veux que le développement durable irrigue toute notre stratégie économique. Sur ce point je suis effaré par la proposition de Ségolène Royal, qui consiste à diviser par deux l’énergie nucléaire sans qu’elle nous dise quand et comment elle la remplacera. Le retrait de Nicolas Hulot en tout état de cause me fait obligation d’honorer scrupuleusement les engagements du pacte écologique.

Vous avez parlé d’une « campagne de caniveau ».Ségolène Royal se plaint de la « médiocrité » du débat. Qui est responsable de ce climat ?

Se plaindre que la campagne ne soit pas de grande qualité quand on fuit le débat, c’est un grand classique ! Si l’on a des conseils à donner pour l’améliorer, je suis tout ouïe, mais je n’ai pas le sentiment de ne pas avoir fait de propositions. Et je le dis solennellement aux Français : ces propositions constituent un contrat de confiance. Je ferai tout ce que je dis.

L’UMP ne s’est pas privée de faire le procès en incompétence de Ségolène Royal. Est-ce la bonne approche ?

Les occasions ont été si nombreuses que je n’ai pas le sentiment que nous les ayons toutes relevées ! Je n’ai réagi qu’une seule fois, sur la Corse. Les Corses sont victimes et pas coupables de la violence. Je ne peux pas accepter que la question soit traitée avec tant de légèreté ! Quand on croit parler à un premier ministre étranger, on s’exprime au nom de la France. La sincérité de Mme Royal, parce que la conversation était censée être privée, n’excuse pas ce qu’elle a dit.

Les RG ont reconnu avoir enquêté sur Bruno Rebelle, un conseiller de votre adversaire PS. Cette affaire ne pose-t-elle pas la question de la date de votre départ du ministère de l’Intérieur ?

Ce sont deux questions distinctes. M. Rebelle a fait l’objet d’une fiche des RG il y a longtemps déjà parce qu’il était membre de Greenpeace, une association qui provoquait des troubles à l’ordre public. Cette fiche a été actualisée comme elle l’était régulièrement sous les gouvernements de gauche. Je ne vois pas le problème. Tout cela n’a aucun sens. Ou plutôt, cela traduit une nervosité que je peux comprendre. J’ai déjà eu l’occasion de m’étonner que M. Hollande demande mon départ du gouvernement, alors qu’il n’était pas gêné de participer à des réunions de campagne à Matignon avec M. Jospin. Je ne serai plus ministre quand la campagne officielle démarrera, le 9 avril au plus tard. Aucun candidat n’avait encore pris un tel engagement.

En restant à l’Intérieur, ne prenez-vous pas des risques ?

Ce n’est pas une question de risques, c’est une question de devoir. Les Français n’attendent pas de moi que je me désintéresse de leur sécurité. Entre l’engagement que j’ai pris vis-à-vis d’eux et les nécessités de la campagne, il y a un juste équilibre qui tient en une phrase : je fais mon travail.

Comment expliquez-vous que Michèle Alliot-Marie n’ait pas été autorisée à vous accompagner à Londres, hier ?

Le président de la République a considéré que ce n’était pas opportun, compte tenu des discussions en cours avec la Grande-Bretagne, mais Michèle Alliot-Marie s’exprimera à mes côtés à Toulon, le 7 février. À la différence des socialistes, j’ai compris que je devais associer toute ma famille politique. Je ne veux pas être un candidat solitaire. J’irai voir Angela Merkel le 12 février avec Alain Juppé, et j’espère que Dominique de Villepin pourra lui aussi m’apporter son aide le moment venu. J’en aurai besoin.

Quand ?

Quand Jacques Chirac aura fait connaître sa décision. Nous avons évoqué ce moment avec le président de la République, mais je ne suis pas son porte-parole.

Qu’attendez-vous de lui ?

Quand on est candidat à l’Élysée, on n’a rien à demander, ce sont les Français qui décident. Mais si le président de la République devait me manifester son soutien, ce serait important.

Allez-vous défendre les révisions constitutionnelles ?

Je ferai tout pour donner de la majorité l’image de l’unité et de la sérénité.

François Bayrou est-il pour vous un allié ou un adversaire ?

C’est un homme de qualité, qui mène une campagne intéressante, et je veille à ce que chacun puisse se retrouver le moment venu. Puisque aujourd’hui il y a concurrence, je ne la refuse pas. Les Français choisiront. Mais lui aussi devra choisir.

Faut-il que des élus UMP parrainent Jean-Marie Le Pen pour qu’il puisse se présenter ?

J’ai dit qu’on ne combattait pas les idées du FN, ou de l’extrême gauche, en les réduisant au silence. Mais c’est une chose de ne rien faire pour empêcher leurs candidatures, c’en est une autre de récolter des signatures pour eux. Ce n’est pas mon rôle.

Quel va être le sort du député UMP Christian Vanneste, condamné pour des propos homophobes ?

Il ne sera pas réinvesti aux législatives. Je condamne fermement ce qu’il a dit. Je ne veux ni de près ni de loin être associé à des propos homophobes. Depuis des années, j’accomplis un travail en profondeur sur l’ordre, le travail, la responsabilité, le respect. J’ai trop souffert d’une droite qui ne défendait pas ses idées pour prendre le risque de saboter cet effort en acceptant des propos caricaturaux.


Source : Le Figaro

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23 janvier 2007

Première visite d’un candidat à la présidentielle en prison

Nicolas Sarkozy s’est rendu à la prison des femmes de Rennes. Le candidat de l’UMP a déclaré avoir "beaucoup réfléchi à la difficulté d’aller à la rencontre des gens dans un contexte médiatique prégnant". Il annonce "d’autres déplacements de cette nature", alternant avec les visites officielles. "Je veux trouver un équilibre entre le devoir de transparence et la volonté d’aller à la rencontre des gens sans qu’ils se sentent utilisés".

L’Observatoire international des prisons (OIP) a salué la "première visite d’un candidat à la présidentielle" en prison. À Rennes, Nicolas Sarkozy dit être venu "écouter" les surveillants et les détenues, dans un contexte de violences en milieu carcéral. "Il y a clairement un problème essentiel, la présence dans les prisons de malades", a-t-il commenté, appelant à "développer de toute urgence l’hôpital-prison".

Le ministre a également discuté avec deux détenues, dans une unité de vie familiale, où celles-ci peuvent recevoir leurs familles. Il s’est dit touché par "la détresse de ces femmes. Il y a un temps pour la fermeté, mais aussi un temps pour l’humanité. Il faut voir ce qu’on doit faire après avec ces gens qui ont vécu une tragédie, même s’ils en sont responsables". Selon le candidat UMP, la question d’une nouvelle loi pénitentiaire est "clairement posée".

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22 janvier 2007

Interview de Nicolas Sarkozy au Monde, 22 janvier 2007

Quelle est la première de vos priorités économiques ?

La priorité des priorités est de revaloriser le travail. La crise morale française porte un nom : c'est la crise du travail. C'est lui qui est créateur d'emplois, et pas le partage du travail. Le travail crée le travail. Il faut donc récompenser le travail, créer de l'activité, favoriser la croissance. Et ce sont les réformes qui feront la croissance, pas les économies budgétaires. Notre premier grand problème est celui du pouvoir d'achat. Pourquoi avons-nous, depuis quinze ans, un taux de croissance inférieur de 1% à celui des meilleurs des pays libres? Parce que les salaires sont trop bas, les charges trop lourdes, la pression fiscale trop élevée. Les 35 heures ont servi de prétexte à la rigueur salariale et creusé le déficit de l'Etat. 17 milliards d'euros, sur les 22 milliards d'euros d'allégements de charges, servent à les payer.

Comment redonnerez-vous du pouvoir d'achat aux Français ?

Je propose une véritable révolution économique. On ne peut pas se dire européen et se satisfaire de prélèvements obligatoires qui représentent 45,3% du produit intérieur brut (PIB), soit 4points de plus que la moyenne de l'Union européenne à quinze. Il faut que les Français en aient pour leur argent. On peut leur donner des prestations meilleures en dépensant moins. Si on réduit de 4 points nos prélèvements obligatoires, on rend 68 milliards d'euros aux Français : 2000euros rendus aux Français par foyer et par an, y compris les retraités, et 4900euros par foyer si l'on s'en tient à la France qui travaille.

Comment le ferez-vous concrètement ?

Nous le ferons en réduisant la fiscalité qui pèse sur le travail. Nous le ferons aussi en récompensant le travail supplémentaire. Tout est fait aujourd'hui pour décourager les entreprises d'en donner. J'estime qu'on a payé son dû à la Sécurité sociale quand on a payé les cotisations pour la durée moyenne de travail. Je propose donc que les entreprises ne payent pas de cotisations sur les heures supplémentaires – ce sera une incitation pour l'entreprise à en donner – et que le salarié ne paie pas d'impôt sur le revenu supplémentaire qu'il perçoit. Songez qu'un salarié rémunéré au smic qui fera 4 heures supplémentaires par semaine augmentera son revenu de près de 2000euros par an. C'est un double bonus. Et l'Etat y trouvera son compte car, lorsque les salariés ont plus de pouvoir d'achat, ils consomment davantage, et les recettes de TVA augmentent.

Le Conseil constitutionnel semble avoir des réserves sur l'exonération de l'impôt sur le revenu…

Je suis prêt à affronter ce débat tant il me paraît essentiel à la croissance française.

Vous êtes prêts à affronter ce débat sur l'exonération de l'impôt sur le revenu avec Jean-Louis Debré, s'il est nommé entre-temps président du Conseil constitutionnel ?

J'ai la volonté de réhabiliter le travail. Cela n'a rien à voir avec la nomination du président du Conseil constitutionnel. Je veux également mettre fin à une injustice qui consiste à rémunérer différemment les heures supplémentaires : 10 % de plus dans les entreprises de moins de 20 salariés et 25 % dans les autres. Tout le monde doit avoir 25 %.

Peut-on réduire à ce point la dépense publique ?

Trouver des économies est possible à condition de traiter de l'emploi dans la fonction publique. Avec les retraites des fonctionnaires, il représente 45% du budget. Je fais mien l'objectif de ne pas remplacer le départ à la retraite d'un fonctionnaire sur deux. La moitié de la productivité ainsi gagnée doit servir à réduire les déficits, l'autre à augmenter le pouvoir d'achat des fonctionnaires. Il faudra aussi supprimer tous les organismes inutiles, comme le Conseil monétaire de la Banque de France, et faire une révision systématique de tous les programmes. Nous ne voulons pas consacrer 5 milliards d'euros aux préretraites : nous voulons utiliser l'argent public pour créer de l'activité, pas pour empêcher les gens de travailler. Les 23 milliards de la formation professionnelle constituent un gisement de productivité considérable. Et il ne faut plus de minima sociaux sans contrepartie d'activité. Dans notre société, les devoirs doivent être la contrepartie des droits.

Que ferez-vous sur l'université ?

Nous proposerons un statut d'autonomie pour toutes les universités qui le désireront. Les universités qui accepteront de se réformer auront des moyens supplémentaires.

Dans quelles dépenses de l'Etat-providence peut-on tailler ?

Je ne pense pas qu'il y ait matière à beaucoup d'économies dans la santé. Compte tenu de l'allongement de la durée de la vie, du progrès médical et de l'aspiration bien naturelle de nos concitoyens à vivre en bonne santé, l'investissement dans la santé sera forcément majeur.

Restez-vous favorable à une santé quasi totalement socialisée ?

Je suis pour une santé fondée sur la solidarité, mais nous n'éviterons pas de responsabiliser les patients. Il faut instaurer une franchise modeste par famille, et pas par individu, sur les premiers euros de dépenses annuelles en consultations médicales ou en examens biologiques. Je suis en revanche réservé sur le forfait de 1euro sur les boîtes de médicaments, qui pénalise, c'est un comble, ceux qui sont le plus gravement malades.

Faut-il instaurer des cotisations maladie progressives, alors qu'elles sont aujourd'hui proportionnelles ?

Je n'y suis pas favorable. Il faut essentiellement responsabiliser le patient. Tous les ans, il y aura un débat au Parlement : si l'objectif national de dépenses est respecté, on baissera la franchise. Si ce n'est pas le cas, on l'augmentera. Il y aura certaines exonérations, par exemple pour les ménages les plus modestes. Cette formule me semble infiniment plus utile que l'augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG), qui n'a aucune vertu pédagogique et pèse sur les prélèvements obligatoires.

Propos recueillis par Claire Guélaud, Arnaud Leparmentier et Philippe Ridet

Le Monde, 22 janvier 2007

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Nicolas Hulot ne sera pas candidat

Nicolas_Hulot

Après plusieurs mois de réflexion, l’animateur renonce à se présenter à la présidentielle de 2007, annonçant qu’il a "choisi de faire confiance à la parole et à l'engagement des candidats".

MON OPINION


Pour moi, il s’agit d’une décision raisonnable. La démarche de Nicolas Hulot aura en tout cas mis en avant une idée à laquelle je tiens : l’écologie n’est ni de droite, ni de gauche.

 

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21 janvier 2007

Le logement, grand enjeu de 2007

Pour moi, le logement présente un double enjeu : celui de l’accès et celui de la propriété.

L’ACCÈS AU LOGEMENT

Je pense que l’accès à un logement est une condition indispensable à l’activité sociale. On ne peut par exemple pas chercher et encore moins exercer un emploi lorsqu’on n’a pas de lieu personnel et fixe pour se loger et loger sa famille. Par ailleurs, le logement est le premier signe de l’intégration dans la société. Il permet de côtoyer un voisinage, de se créer des relations, de participer à la vie d’un quartier. Il est donc vecteur de lien social

L’ACCÈS À LA PROPRIÉTÉ

L’accès à la propriété, seconde étape de l’accès au logement, est une revendication naturelle. Il est en effet légitime de pouvoir devenir propriétaire de son logement lorsqu’on exerce une activité professionnelle. C’est la juste récompense d’un travail régulier et c’est pour beaucoup de Français une étape importante de leur vie. Acheter un logement est souvent un parallèle de la fondation d’un foyer, de la naissance d’un enfant, etc.

La propriété de son logement est aussi une cause de responsabilisation des occupants.
Qui irait en effet dégrader un logement dont il est propriétaire ? De même, la propriété encourage les habitants d’un logement à entretenir de bonnes relations avec les autres copropriétaires (dans les immeubles) ou simplement leurs voisins.

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14 janvier 2007

Lancement de la campagne de Nicolas Sarkozy

affiche_de_campagne_Sarkozy

Retrouvez l'intégralité du discours de Nicolas Sarkozy en cliquant sur le lien suivant :

Discours_congres_14_janvier_2007

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Nicolas Sarkozy : candidat officiel de l’UMP pour l’élection présidentielle

LOGO_UMP

"Le choix d’un candidat, c’est le choix d’un projet. C’est aussi le choix d’une personne" (Alain Juppé, 9 janvier 2007). C’est aujourd’hui officiel : Nicolas Sarkozy est le candidat unique de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) pour la prochaine élection présidentielle.

C’est par la meilleure des façons que Nicolas Sarkozy a été choisi par son camp : par la démocratie. Après un "appel à candidatures" et différentes opinions exprimées (celles de Michèle Alliot-Marie, Rachid Kaci, Christine Boutin, etc.), Nicolas Sarkozy a été reconnu comme le meilleur par tous ceux de son camp (la droite républicaine et le centre) pour porter ses valeurs à l’élection présidentielle.

C’est aujourd’hui un nouvel élan qui va porter le candidat de l’UMP : celui des militants, qui se sont déplacés massivement (en votant et en assistant au congrès du 14 janvier) pour appuyer sa candidature.

Nicolas Sarkozy ne s’adresse à présent plus aux seuls citoyens de la droite républicaine et du centre, il s’adresse à toutes les Françaises et tous les Français : à ceux qui souffrent, à ceux qui espèrent, à ceux qui croient que la France peut se redresser. Il parle aussi en bien sûr à ceux qui ont perdu la foi dans la France. Et il leur parle pour dire : "si on s’en donne les moyens, tout est possible".

Contrairement à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a été choisi par son camp parce qu’il porte une véritable ambition pour la France et parce que son action et sa stature en feront un chef d’Etat qui mettra la France dans le droit chemin : celui de la réussite.

Louis BAPTISTE

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