09 mars 2007
Nicolas SARKOZY dans « A vous de juger » : j’y étais !

Il est des soirs, quand on est un jeune militant, ou l’on se dit qu’on a peut-être en face de soi son futur Président de la République. Ce soir était de ceux-là.
Il ne s’agit en rien d’un fanatisme ou d’une quelconque forme d’idolâtrie. Car être jeune militant à l’UMP, au PS, au FN ou ailleurs, ça ne veut pas dire pour autant renier l’objectivité et faire abstraction de tout jugement critique.
Le privilège qui a été le mien est d’avoir vu Nicolas SARKOZY parler aux gens, les écouter et les comprendre, sans la vision de la caméra. Je jeu télévisuel est ainsi fait : le réalisateur choisit les images « les meilleures », les plans « les meilleurs »... mais les meilleurs pour qui ?
Ce soir, j’ai vu Nicolas SARKOZY selon mon propre regard, avec mon jugement et ma personnalité propres. Et pour moi, il n’y a pas photo.
On peut faire à Nicolas SARKOZY tous les reproches que l’on voudra : l’un sur sa taille, l’autre sur son vocabulaire... on ne lui enlèvera jamais sa passion de la France. La fierté d’être Français se lit continuellement dans les yeux de Nicolas SARKOZY et son énergie et son talent sont tels que l’on ne peut pas douter qu’il donnera le meilleur de lui-même pour servir la France, la moderniser et la protéger.
Si Nicolas SARKOZY est élu Président de la République le 6 mai prochain, je n’aurai rien gagné de personnel : ni gloire, ni rémunération d’aucune sorte. Si je crois en Nicolas SARKOZY, ça n’est pas par intérêt, mais bien par conviction. Si je crois en lui, c’est parce qu’il est le seul candidat à me donner espoir dans l’avenir.
Quand on est jeune, on a parfois tendance à tomber dans des choix plus passionnels que rationnels. A m’intéresser de très près aux différents candidats et aux différents programmes politiques, je suis passé de la passion à la raison.
J’aime la France et je veux le meilleur pour elle et pour tous les Français. Pour moi, la France mérite d’avoir un grand Président. Elle le mérite parce qu’elle a trop souffert d’être à la traîne, de n’être pas assez modernisée ou de n’être pas assez ambitieuse. Pour moi, et ce soir plus encore, la France a trouvé le Président qu’elle attend et qu’elle mérite. Donnons sa chance à la France, donnons sa chance à Nicolas SARKOZY.
Louis BAPTISTE
Sur France 2, Nicolas Sarkozy face aux électeurs, par lefigaro.fr

Le candidat de l'UMP était l'invité de l'émission "A vous de juger" sur France 2. Minute par minute, le récit de la soirée, par Le Figaro.
«Rien ne m’a été donné, je me suis beaucoup battu pour arriver où j’en suis». C’est par ces mots que Nicolas Sarkozy entame l’émission «A vous de juger», jeudi soir. Réagissant aux photos de lui enfant, le président de l’UMP insiste sur son attachement aux valeurs de l’effort et du travail.
Interrogé sur Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy loue son «énergie vitale», et se reconnaît même des «points communs» avec lui. Et d'ajouter que l'avis du président "aura du poids", assurant "savoir" ce que Jacques Chirac va dire dimanche.
Quant à François Bayrou, le candidat de l’UMP explique qu’il «l’apprécie», mais juge qu’on «ne prouve pas son indépendance en reniant ses amis». Sa stratégie ? Elle consiste à «mettre tout le monde dans le même sac». Pour Nicolas Sarkozy, c’est une erreur. «Comment on tranche ?, interroge le candidat, citant l’exemple de l’Italie. Les Français doivent comprendre que c’est l’immobilisme garanti».
«Ce ne sont pas les sondages qui font l’élection, ce sont les Français», assène le candidat de l’UMP à propos de l’envolée de François Bayrou. Et de se défendre : «C’est extraordinaire de demander à celui qui est en tête pourquoi cela va mal pour lui». Le candidat de l’UMP poursuit en jugeant qu’un homme qui a fait «toute sa carrière politique au centre et à droite» doit «dire s’il est passé à gauche».
Nicolas Sarkozy ironise ensuite sur la vidéo d’une confrontation entre lui et Ségolène Royal en 1993 que lui montre Arlette Chabot : «Elle n’a pas changé !» «J’ai un cœur, il bat à gauche, il bat aussi vite que les autres, mais j’estime qu’il faut de la pudeur. Dans le compassionnel, je peux être battu», poursuit-t-il. Mais «j’ai identifié le malaise français, et j’ai des solutions».
«Quinze ministres». Le candidat attaque les chapitres de son programme : «Résoudre le problème du pouvoir d’achat en laissant les salariés travailler plus», «service minimum dans les transports publics ». Les mesures seront rapides et concrètes. «Je veux que les Français tranchent par les urnes, pour pouvoir gouverner fort de la légitimité démocratique». «Le contrat de travail, la parité»… autant de chantiers qui feront l’objet d’une négociation avec les partenaires sociaux, précise-t-il. Revenant sur son gouvernement, il assure qu’il «réalisera la parité» et «ne sera pas l’homme d’un parti».
«Faire participer le parlement». L’Assemblée participera aux nominations dans les grandes entreprises et les institutions. Pressé par Arlette Chabot de citer des membres de son futur gouvernement, Nicolas Sarkozy évoque «François Fillon» et « Jean-Louis Borloo».
Dette. «Ma stratégie économique, c’est de libérer les forces vives de ce pays pour créer de la croissance», précise Nicolas Sarkozy, avant de lance dans une charge contre les 35 heures. La question du déficit de l’Etat est une autre préoccupation du candidat. Il propose de le réduire en ne remplaçant «qu’un fonctionnaire sur deux», mais en assurant «par des gains de productivité» un service public de meilleure qualité. «C’est un système gagnant-gagnant », assure le candidat, reprenant une expression de Ségolène Royal.
Impôts. La baisse des prélèvements obligatoires ? «Une priorité», pour Nicolas Sarkozy, qui répète qu’il veut «exonérer de droits de succession 95%» des Français, pour permettre aux plus âgés d’aider les plus jeunes. «Quand on a travaillé toute sa vie, on doit pouvoir léguer son patrimoine à ses enfants», juge le ministre de l’Intérieur, pour qui on risque d’envoyer une partie de ce patrimoine à l’étranger. «Les Français disent que ce n’est pas normal que celui qui se lève tôt le matin gagne autant que celui qui reste au lit», explique encore le ministre.
Smic. «Le Smic, c’est 17% des salariés. Quand on veut augmenter le Smic, on oublie 83% des Français », juge Nicolas Sarkozy, qui propose une modulation fiscale pour les entreprises qui créent des emplois et investissent en France. «L’impôt doit être non une punition mais un levier», estime-t-il. Concernant le chômage, le candidat martèle ses idées de campagne : un chômage «plus élevé», en contrepartie de l’obligation de «ne pas refuser plus de deux fois une offre d’emploi.
Les usines. «Si on laisse partir les usines, tout le reste partira, il ne restera plus rien», explique Nicolas Sarkozy, qui plaide pour un «droit à la formation» et une «mobilisation» pour chaque chômeur. Pour lui, «le travail est une valeur d’émancipation», qu’il faut que la société reconnaisse. Et de citer, conscient du «scepticisme » d’une partie des spectateurs, les exemples anglais et danois.
ANPE. «Si je suis élu président, je ferai la fusion de l’ANPE et de l’Unedic », assure Nicolas Sarkozy, qui cite une nouvelle fois «l’exemple anglais». Quant aux seniors, «lorsqu’on met quelqu’un à la retraite à 56 ans, on ne crée pas un emploi pour un jeune» estime le candidat, qui veut «garder les seniors dans les entreprises» et ne «croit pas au système des préretraites».
Seuils et minimas. Nicolas Sarkozy propose aux titulaires de minima sociaux de pouvoir «cumuler ces minima et un emploi durant les deux premières années pour être encouragé par la société». Et de promettre de «poursuivre les fraudeurs, les tricheurs». Concernant les allocations, il confirme qu’il proposera une allocation dès le premier enfant, mais «sous conditions de ressources». En revanche, il propose une garde des enfants en collèges et lycées «de 16h à 18h», gratuitement. Il propose également qu’un parent au foyer puisse cotiser à la retraite.
Sécurité sociale, santé et retraites. Nicolas Sarkozy veut «sauver» l’assurance maladie, en augmentant la franchise sur les remboursements, mais aussi en réformant l’hôpital et en favorisant les génériques. Concernant le vieillissement et la dépendance, Nicolas Sarkozy veut la création d’un «risque dépendance» qui permettra de construire des maisons de retraite supplémentaire, ainsi qu’un «plan de prévention » de l’Alzheimer.
Airbus. Réagissant aux propositions de sa concurrente socialiste, Nicolas Sarkozy estime qu’il est «normal» qu’un groupe dont l’Etat est actionnaire, comme Airbus, fasse l’objet des attentions du gouvernement. Pour lui, il y a «un problème d’actionnariat», les 4 présents se refusant à mettre de l’argent. Pour lui, il faut donc élargir l’actionnariat, tout en augmentant la part de l’Etat pour rétablir la confiance. Nicolas Sarkozy veut également «poser la question de confiance» aux actionnaires (Lagardère et DaimlerBenz) pour qu’ils «jouent leur rôle».
Libéralisme. Le candidat de l’UMP s’explique sur ses déclarations sur l’Etat et l’entreprise, jugeant qu’il existe des «secteurs stratégiques», comme les pharmaceutiques, dans lesquels il faut que l’Etat joue un rôle. Il se déclare également favorable à une «réflexion» sur Gaz de France, et à une fusion avec Suez. «Je suis libéral, mais je regarde les choses», estime Nicolas Sarkozy, qui cite l’exemple américain et veut une «politique industrielle».
Europe. Sur l’euro, Nicolas Sarkozy est critique. «On a pas créé la seconde monnaie du monde pour ne pas s’en servir», juge-t-il, demandant «un gouvernement économique» pour l’Europe, et un euro «au service de la croissance et de l’emploi et pas de la lutte contre une inflation qui n’existe plus».
Banlieue. «Il faut débarrasser un certain nombre de nos quartiers des trafics et des trafiquants», lance Nicolas Sarkozy, qui rend hommage au «boulot remarquable» de Jean-Louis Borloo. Le candidat de l’UMP propose un «plan national de formation pour les jeunes des quartiers». «Je veux que chacun ait sa chance, mais l’Etat ne peut rien si soi-même on n’est pas décidé à en sortir». «Rien n’est un dû», explique Nicolas Sarkozy. « Je m’appelle Sarkozy. Je sais un peu ce que c’est que la diversité. C’est plutôt une chance», estime le ministre, qui martèle : «les mêmes lois s’appliquent partout». «Ferme et juste». Et de promettre : «j’irai à Argenteuil» et en banlieue. Avant de questionner les Français : «voulez-vous qu’on revienne à la politique de sécurité de l’époque Jospin, ou voulez-vous que je continue mon travail ? ».
Environnement. Nicolas Sarkozy reçoit la visite surprise de Nicolas Hulot. Celui-ci a le sentiment que son pacte écologique une fois signé, la préoccupation pour l’environnement a été quelque peu oubliée par les candidats. Hulot cite même un discours de Nicolas Sarkozy, où ce dernier critique «l’écologie totalitaire». «Je me suis engagé, je tiendrai mes engagements», promet le candidat, pour qui «c’est une erreur de choisir entre écologie et économie de marché».








