13 mars 2007
Santé : le programme de Nicolas SARKOZY

Peu de candidats parlent de la santé et le sujet en deviendrait
presque annexe pour ceux qui prétendent présider la France. Pourtant, Nicolas
SARKOZY a une véritable ambition pour préserver et moderniser notre système de
santé.
Alors
bien sûr, Nicolas SARKOZY n’est pas
le candidat qui promet de donner le plus d’argent au secteur ou d’augmenter le
plus les budgets. Son projet pour la santé contient certes des dépenses nouvelles, mais il contient également des recettes,
parce qu’on ne peut pas laisser
couler l’assurance-maladie, au risque de se retrouver un jour d’ans
l’incapacité de soigner convenablement toute la population.
Encourager les personnels de santé
Parce
que la qualité des soins passe par le bien-être de ceux qui les prodiguent, Nicolas SARKOZY souhaite conforter la fonction de
médecine de première ligne assurée par les généralistes.
Concrètement, il veut revaloriser
leur rémunération, à travers l'alignement de leurs honoraires
sur ceux des spécialistes.
De
même, Nicolas SARKOZY demande une
meilleure rémunération pour les médecins qui accepteront de s'engager avec les
pouvoirs publics dans une démarche d'évaluation régulière de leurs activités,
de diffusion des bonnes pratiques et de formation continue périodiquement
validée.
Par
ailleurs, pour remettre en marche l'ascenseur social dans le secteur de la
santé, Nicolas SARKOZY souhaite que
les diplômes et les compétences des professionnels paramédicaux soient mieux
reconnus. Il s’agit notamment des infirmiers et des
infirmières, pour qui Nicolas SARKOZY souhaite l’instauration d’une vraie validation des acquis de l'expérience au
niveau bac+3, voire master pour certaines activités.
Il
propose en outre de faciliter les
évolutions entre les différents métiers de la santé, grâce à la validation des
acquis de l'expérience et à des parcours de formation complémentaire adaptés.
Cela aurait pour avantage de mieux
récompenser le mérite.
Enfin,
Nicolas SARKOZY s’engage à augmenter
le nombre de médecins annuellement diplômés (augmentation du
numerus clausus) et à mieux
équilibrer le nombre des étudiants en médecine selon les spécialités les plus
demandées.
Aider davantage la médecine de campagne
La vision de Nicolas SARKOZY est claire : les médecins exerçant en
milieu rural remplissent une véritable « mission de service public ». A ce titre, il veut renforcer les
collaborations entre ces professionnels de santé et rompre leur isolement. Cela
peut par exemple se traduire par la
constitution de cabinets de groupe et l’élargissement des possibilités de
collaboration salariée entre médecins et professions paramédicales.
Par
ailleurs, Nicolas SARKOZY veut
développer l’accès des personnels de santé aux nouvelles technologies,
notamment à l’informatique et à Internet. Les médecins pourraient ainsi échanger des données avec les hôpitaux ou obtenir
des résultats d’analyses plus rapidement et sans avoir à se déplacer.
En
outre, pour éviter la fermeture des
petits hôpitaux sans renoncer à l'objectif de sécurité et de qualité des soins
pour tous, Nicolas SARKOZY souhaite favoriser au niveau régional les mises en
réseau et les rapprochements entre établissements et permettre aux structures
les plus petites de s'engager sur des missions de proximité :
soins de suite, permanence des soins sur le territoire, pôles de généralistes
et de spécialistes exerçant en milieu rural, etc.
Rendre l’hôpital plus performant
Dans
le but d’améliorer le fonctionnement et les conditions d'accueil de l'hôpital, Nicolas SARKOZY veut mettre fin au désordre créé
par les 35 heures. En effet, imposées du jour au lendemain, les
35 heures ont complètement désorganisé les hôpitaux en réduisant de plus de 10%
la présence des personnels de soin : une
obligation bureaucratique qui a par ailleurs coûté très cher.
Nicolas SARKOZY s’engage donc à donner
une plus grande autonomie aux établissements dans leurs choix d'organisation et
à permettre aux personnels hospitaliers qui le souhaitent de travailler plus
pour gagner davantage.
Enfin,
Nicolas SARKOZY souhaite faire de la qualité de l'accueil et de la prise en
charge aux urgences une priorité de
la réorganisation hospitalière.
Mieux informer les patients
Nicolas
SARKOZY veut améliorer le suivi des patients en donnant à chaque assuré social
qui le souhaite la possibilité
d'avoir un dossier médical informatisé consultable par les différents
professionnels de santé.
De
même, il souhaite mettre en place un
système permanent d'évaluation de l'offre de soins, et
organiser l'accès des patients et des familles à une information fiable et
claire sur la qualité et la sécurité des soins dans les différents
établissements de santé.
Développer la recherche médicale et l’innovation
En doublant en cinq ans les moyens actuellement mobilisés, Nicolas
SARKOZY compte faire de la recherche médicale et de l'innovation thérapeutique
une priorité de notre effort de recherche et de notre développement économique.
Il
veut par ailleurs poursuivre le «
plan cancer » pour permettre à tous les patients d'avoir accès
aux meilleurs soins, sur tout le territoire et sans délai.
Développer des politiques de prévention
Soucieux
de sensibiliser largement les Français aux règles les plus importantes de
prévention, Nicolas SARKOZY s’engage
à tripler en cinq ans le budget consacré aux politiques de prévention.
Il veut par ailleurs que l’on puisse s’appuyer
davantage sur les professionnels de santé, particulièrement
ceux de la ville, pour sensibiliser la population aux différentes étapes de la
vie, y compris à l'école.
Mieux répondre aux problèmes d’actualité
Relever
le défi de la perte d'autonomie et des conséquences de l'allongement de la
durée de la vie est une des priorités de Nicolas SARKOZY. Il propose donc de créer une cinquième branche de
la Sécurité sociale permettant de répondre à tous les besoins des personnes
concernées, qui ne se limitent pas à la question des soins. Il
veut également mettre un effort
particulier sur le dépistage et la recherche concernant la maladie d’Alzheimer.
Par
ailleurs, sans renoncer, lorsque c'est possible, à l'objectif de
non-enfermement des personnes atteintes de maladies psychiatriques, Nicolas SARKOZY souhaite améliorer la prise en
charge de ces patients et garantir la continuité des soins entre la ville et
l'hôpital.
Enfin,
Nicolas SARKOZY s’engage à augmenter
le remboursement des soins dentaires et optiques, qui sont des
conditions élémentaires de bien-être et de bonne santé.
Faire des économies pour pérenniser notre système de
santé
Parce
qu’il n’y a pas de droits sans contrepartie de devoirs et de responsabilité, Nicolas SARKOZY s’engage à lutter contre les excès,
les gâchis, les abus et les fraudes. Ces derniers représenteraient
en effet un montant équivalent au déficit de l'assurance-maladie !
De
même, Nicolas SARKOZY veut sensibiliser davantage au coût des soins et
responsabiliser chacun face aux enjeux du financement des dépenses de santé,
sans pénaliser ceux qui sont les plus malades. A cet effet, il propose de créer une « franchise » annuelle
applicable à tous les assurés sociaux. Elle serait d'un montant
limité, mais unique et non remboursable, basé sur la consommation de soins. Les personnes particulièrement défavorisées ainsi
que les femmes enceintes et les enfants en seraient partiellement ou totalement
exonérées. En contrepartie, les différents forfaits
actuellement applicables (forfait hospitalier par exemple), qui coûtent
d'autant plus cher aux assurés que ceux-ci sont plus malades, seraient
supprimés.
Pour atteindre l’équilibre de l’assurance maladie, le montant de la
franchise sera modulé chaque année : augmenté en cas de déficit ou réduit en
cas d’excédent.
Un projet complet et équilibré
Le projet de Nicolas SARKOZY est complet car il propose d’agir sur
toutes les composantes de notre système de santé : les conditions de formation et
de travail des personnels, la médecine rurale, l’hôpital, les patients, la
recherche médicale, l’innovation, la prévention et les grands enjeux actuels
comme la maladie d’Alzheimer.
Enfin,
ce projet est équilibré car les
dépenses nouvelles ont leur contrepartie d’économies et de recettes.
On est donc loin de la démagogie de Ségolène ROYAL, qui propose d’augmenter
tous les remboursements et de généraliser la CMU aux étrangers en situation
irrégulière, ce qui aurait pour effet de créer une nouvelle filière
d’immigration et augmenterait le déficit de l’assurance-maladie.
De
même, le projet de Nicolas SARKOZY est
nettement plus responsable que celui de François BAYROU, qui ne propose que des
aménagements de notre système, sans réforme de fond ni dégagement d’économies.
Les propositions de François BAYROU ne sont que superficielles dans un projet
gribouillé à la va-vite.
Louis BAPTISTE








