22 mars 2007
Emploi : le programme de Nicolas SARKOZY

Passer à une logique de plein emploi
Le constat de Nicolas SARKOZY est clair : si certains pays
sont parvenus en quelques années à résoudre leurs problèmes de chômage et à atteindre
le plein emploi, c’est aussi possible en France.
Là où la gauche a toujours échoué parce qu’elle pensait
avant tout à accompagner les conséquences du chômages sans jamais en traiter
les causes, Nicolas SARKOZY tient un langage de vérité. Il s’engage ainsi à garantir
par la loi que le travail sera toujours plus rémunérateur que l’assistance et
que la prime pour l’emploi, distribuée à moins de personnes, sera d’un montant
plus élevé.
En outre, Nicolas SARKOZY veut que l’on encourage le plein
emploi en arrêtant de dépenser annuellement 5,5 milliards d’euros pour mettre
des « seniors » en pré-retraite en laissant croire aux Français qu’un senior
qui arrête de travailler laisse sa place à un jeune.
Mieux considérer et encadrer les chômeurs
Nicolas SARKOZY propose d’indemniser les chômeurs à 90% de
leur revenu antérieur, afin que personne ne subisse un déclassement du fait du
chômage, mais brièvement, pour que chacun soit incité à reprendre rapidement un
emploi.
Il s’engage par ailleurs à rendre le service public de l’emploi
beaucoup plus efficace, par la fusion de l’ANPE et l’UNEDIC, afin d’accompagner
les chômeurs dès le premier jour et de leur trouver un emploi ou une formation
professionnelle qualifiante.
De plus, Nicolas SARKOZY demande qu’une personne au chômage
ne puisse pas refuser plus de deux offres d’emplois qui lui seraient adaptées.
Enfin, il veut que les minima sociaux soient uniquement
versés en contrepartie d’une activité. Pour autant, il est favorable à ce que
ceux qui ont des minima sociaux et qui reprennent un emploi, puissent les
cumuler pendant les deux premières années.
Simplifier le droit du travail
Pour Nicolas SARKOZY, on ne protège pas les Français si on
décourage l’embauche en rendant le droit du travail excessivement rigide et le
coût du licenciement exorbitant dans un monde où la réactivité de l’entreprise
est la condition de sa survie. Il propose donc que l’on protège moins les
emplois et davantage les personnes.
Nicolas SARKOZY veut également instaurer un contrat de
travail unique, plus valorisant pour les salariés, car à durée indéterminée et à
droits progressifs, et plus souple pour les entreprises. A cela, s’accompagnera
une possibilité de rupture du contrat par consentement mutuel entre le salarié et
l’employeur : une solution qui permettra au salarié de toucher des indemnités
chômage.
Enfin, Nicolas SARKOZY s’engage à lever les contraintes et
les normes de toute nature pesant sur les entreprises, notamment les PME et PMI.
Cela passe par une simplification drastique des démarches administratives et
une réorganisation de l’ensemble des relations entre l’Etat et les entreprises
dans une logique de « guichet unique ».
Encourager l’emploi par la baisse des charges
N’étant pas dans un raisonnement idéologique, Nicolas
SARKOZY ne propose pas de baisser toutes les charges. Il souhaite conditionner
les allègements de charges à la politique des entreprises. Concrètement, celles
qui augmenteront les salaires ou feront des efforts en matière de développement
durable seront davantage aidées.
Par ailleurs, Nicolas SARKOZY veut exonérer les heures
supplémentaires de toute charge sociale et fiscale. Cela aura pour effet de
porter la rémunération de toutes les heures supplémentaires à 25% de plus que
les heures normales. Le résultat pour un salarié rémunéré au SMIC correspondra à
1980 euros net de plus par an pour 50 minutes de travail supplémentaire par
jour ouvré : un véritable encouragement au travail.
De plus, Nicolas SARKOZY s’engage à diminuer les prélèvements
obligatoires pour les particuliers, pour cesser la taxation excessive du
travail qui décourage la reprise d’activité.
Il souhaite enfin diminuer la taxe professionnelle et en
modifier l’assiette, qui pénalise aujourd’hui les investissements les plus
productifs et les plus innovants.
Mettre fin à l’idéologie du partage du travail
Depuis 2002, les 35 heures ont été assouplies à deux
reprises et Nicolas SARKOZY ne pense pas qu’il faille revenir à 39 ou 40 heures
pour tous. En effet, cela équivaudrait à faire la même erreur que le Parti
socialiste en imposant une durée à tous les salariés.
En revanche, il souhaite que ceux qui veulent travailler
plus pour gagner davantage puissent le faire, afin de soutenir le pouvoir d’achat,
donc la croissance et l’emploi.
Enfin, Nicolas SARKOZY est clairement favorable à l’ouverture
des magasins le dimanche.
Protéger la France du dumping social et de la désindustrialisation
Dans le cadre de l’Union Européenne, Nicolas SARKOZY
souhaite instaurer une préférence communautaire qui permette de faire face à la
concurrence déloyale et de s’opposer aux dumpings de certains pays concurrents.
Il veut également faire bénéficier les PME d'un accès privilégié aux marchés
publics.
En outre, il propose que l’Etat intervienne, lorsque cela
est nécessaire, pour investir dans les bassins industriels en difficulté et les
réindustrialiser en y développant des activités nouvelles. De même, Nicolas
SARKOZY veut que l’Etat agisse plus stratégiquement : privatisant lorsque cela
est souhaitable pour résorber la dette, mais n’hésitant pas non plus à recapitaliser
temporairement certaines entreprises, comme il l’a fait pour sauver Alstom en 2004.
Investir massivement dans la recherche et l’innovation
Pour Nicolas SARKOZY, les dépenses de fonctionnement de l’Etat
doivent devenir des dépenses d’investissement, pour créer les emplois de demain.
En termes de recherche, il s’engage donc à augmenter de 15
milliards d'euros notre dépense totale au cours des dix prochaines années, à quoi
il veut ajouter 5 milliards d'euros pour l'enseignement supérieur.
Enfin, Nicolas SARKOZY souhaite que le financement sur
projets soit étendu et s'accompagne de procédures d'évaluation exigeantes.
La revalorisation du travail : pilier de la politique d’emploi
La conclusion ce ces propositions et ce qui fait leur cohérence,
c’est qu’elles participent toutes à la revalorisation du pouvoir d’achat et de
la valeur travail : le leitmotiv de Nicolas SARKOZY, pour qui le travail est un
vecteur d’émancipation qui ne doit pas se partager mais au contraire se démultiplier.
Louis BAPTISTE
Commentaires
Bon ...
Bon ... et en attendant l'hypothétique "démultiplication de l'emploi" ... on fait quoi ?
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