31 août 2007
Université d’été du Parti Socialiste : donnons leur chance aux éléphanteaux

Pour faire original, le Parti Socialiste organisera cette année son université d’été le premier week-end de septembre, à La Rochelle... comme tous les ans ! Quitte à être un parti immobile, autant qu’aucune exception ne vienne contrarier la règle. Et après tout, on aurait peut-être tort de vouloir perturber les éléphants en changeant une méthode qui marche... ou presque.
Cette année, le cru 2007 promet d’être corsé. On ne sait pas qui sera présent à l’université d’été (à part un certain François H., obligé par ses fonctions), mais on peut déjà parier sur qui n’y sera pas. Il faut dire qu’à conjuguer l’ouverture faite par Nicolas SARKOZY et les guéguerres internes dont seul le PS détient la recette, peu de ténors socialistes devraient se risquer cette année au jeu du professeur d’université.
Toute la gauche semble d’ailleurs anéantie. Toute ?... Non heureusement ! Car un petit lot d'irréductibles quinquas résiste encore et toujours aux éléphants. C’est d’ailleurs de leur côté qu’il faudra espérer d’éventuelles bases programmatiques propices à un hypothétique renouvellement du PS.
Et que l’on soit de droite ou de gauche, on ne peut qu’espérer un redressement et une modernisation de la gauche. Parce que c’est l’intérêt de la France d’avoir une gauche moderne et force de proposition. Nicolas SARKOZY a d’ailleurs démontré, par sa politique d’ouverture, que des personnalités de gauche pouvaient participer aux grandes réformes du pays. Il serait bon à présent, qu’à l’Assemblée Nationale également, la gauche puisse sortir de son rôle stérile d’opposant et fasse davantage de propositions dans l’intérêt général.
Le rôle d’une opposition parlementaire n’est d’ailleurs pas de dénoncer la politique du gouvernement. Son rôle est de proposer des solutions, d’enrichir les projets de loi, de les compléter. Pour cela, le Parti Socialiste français doit changer de stratégie. Et cela ne passera que par un changement d’équipe.
Espérons que « La Rochelle 2007 » sera l’occasion de tourner la page HOLLANDE et d’enterrer avec elle les vieilles lunes d’un PS asphyxié par son nombrilisme chronique. Espérons aussi que Ségolène ROYAL ne tentera pas une nouvelle opération de séduction des militants. D’autres qu’elle ont probablement mieux à proposer. Donnons leur chance aux éléphanteaux.
Louis BAPTISTE
30 août 2007
HANDI POP’ : un mouvement associé à l’UMP, au service des personnes handicapées

En France, le handicap est souvent sous-estimé. Pourtant, selon le Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, aujourd’hui géré par Roselyne BACHELOT, les statistiques sont les suivantes :
1 million de Français souffrent d’un handicap mental
850.000 souffrent d’un handicap isolé
1,4 million souffrent d’un handicap moteur associé
3,5 millions sont malentendants
450.000 sont sourds
1,5 million sont malvoyants
60.000 sont aveugles
A cela, il convient évidemment d’ajouter un nombre croissant de personnes âgées, ce qui a d’ailleurs entraîné, au cours des dix dernières années, une hausse de 25% du nombre des Français souffrant d’un handicap.
Parce que l’accessibilité est une préoccupation majeure des personnes handicapées, HANDI POP’ s’est notamment dédié à ce problème lors de la campagne présidentielle de Nicolas SARKOZY, puis des élections législatives.
Les campagnes passées et le Président de la République élu, HANDI POP’ poursuit son action. En fédérant des personnes handicapées et des citoyens non handicapés, le mouvement se diversifie, en associant des actions de sensibilisation, de conseil et d’information, à destination de tous.
A tous ceux qui sont sensibles monde du handicap, HANDI POP’ vous ouvre ses portes. N'hésitez pas à vous faire connaître par mail (handipop@hotmail.fr). Vous pouvez également consulter le site Internet du mouvement : http://www.handipop.com
Enfin, pour ceux, parisiens, qui serait intéressés par une rencontre en direct avec des responsables de HANDI POP’, son Président Frédéric BOUSCARLE devrait prochainement venir en « Mercredi du 15 », notre réunion hebdomadaire des Jeunes Populaires du 15ème, pour nous présenter son mouvement. Plus d’infos sur http://jeunespopulaires15eme.hautetfort.com
Louis BAPTISTE
29 août 2007
Ouverture : Michel ROCARD présidera le comité sur la revalorisation du métier d'enseignant

A la demande du Président de la République Nicolas SARKOZY et du Ministre de l’Éducation Nationale Xavier DARCOS, Michel ROCARD a donc accepté de diriger le comité sur la revalorisation du métier d'enseignant.
L’ancien Premier Ministre socialiste sera chargé d’« identifier les points de convergence et de divergence » entre le ministère et les forces syndicales enseignantes... très majoritairement ancrées à gauche. Les recommandations du comité seront ensuite évaluées et arbitrées par le gouvernement, qui fera, par la suite, part de ses propositions aux enseignants.
Cette nouvelle « étape » de l’ouverture voulue par Nicolas SARKOZY arbore un intérêt « pratique », mais aussi et bien sûr une dimension politique.
L’intérêt « pratique » de l’intégration de Michel ROCARD est évidemment lié à la réticence récurrente de l’Éducation Nationale à se réformer et à s’adapter aux besoins actuels de l’enseignement. Avec le poids d’un ancien Premier Ministre socialiste, les propositions du gouvernement seront en effet bien plus « faciles » à faire accepter par le milieu enseignant, qui a souvent tendance à se braquer pour le seul principe qu’un Ministre « de droite » veuille le faire évoluer.
En termes plus politiques cette fois-ci, c’est évidemment un nouveau coup dur pour le Parti Socialiste et une nouvelle preuve de la volonté de Nicolas SARKOZY d’ouvrir son action. La popularité actuelle du Président de la République n’est d’ailleurs évidemment pas sans rapport avec le fait qu’il associe la gauche aux grandes réflexions lancées par le gouvernement : sur les freins à la croissance ou les institutions par exemple.
A deux jours du lacement de son université d’été, le PS est plus que jamais en difficultés. Avec les entrées au gouvernement, dans des commissions ou autres postes à responsabilités de Bernard KOUCHNER, Jean-Marie BOCKEL, Éric BESSON, Fadela AMARA, Martin HIRSCH, Jean-Pierre JOUVET, Jacques ATTALI, Hubert VÉDRINE, Dominique STRAUSS-KAHN, Jack LANG et maintenant Michel ROCARD, la gauche en perd son latin.
C’est au fond Michel ROCARD lui-même qui résume le mieux la situation du Parti Socialiste : « il n’a plus rien à dire »... La refondation passerait-elle par l’implosion ?
Louis BAPTISTE
27 août 2007
Françoise DE PANAFIEU : « je veux que Paris redevienne la ville du mouvement et du rayonnement » (interview au Figaro)
Françoise DE PANAFIEU : La politique, c’est aussi la gestion du temps. Qu’un maire sortant parte avec un avantage est habituel. Ne serait-ce qu’en raison des moyens de communication dont il dispose. Et monsieur DELANOË en use et en abuse. Mais l’histoire nous apprend aussi que le favori de l’automne n’est bien souvent pas le vainqueur du printemps. Maire de Paris, j’aurais fait Vélib’. D’ailleurs, nous l’avons voté. Mais je l’aurais fait différemment. Plutôt comme l’on fait Lyon ou Nantes. Et surtout en pratiquant la concertation quant au choix des emplacements et en liaison avec les communes riveraines. La politique municipale ne peut pas se résumer à Vélib’. Son bilan reste malgré tout apprécié des Parisiens. Sur quoi portera votre critique de son action ? Communiquer n’est pas agir. Le vrai bilan de monsieur DELANOË, c’est un échec cinglant sur le terrain économique et social. Je rappelle que Paris a un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale ; que 12% de sa population vit avec moins de 750 euros par mois ; que 60.000 Parisiens sont RMIstes et qu’il y aujourd’hui 109.000 demandeurs de logement social à Paris. Soit une hausse de 20% en six ans. Monsieur DELANOËC avait promis qu’il n’y aurait plus aucun immeuble insalubre ; 10% des cas à peine ont été traités. Et ne parlons pas du bilan en matière d’environnement, de circulation ou de propreté. A droite, on a plutôt entendu cet été des voix discordantes, avec l’appel à votre retrait de Bernard DEBRÉ Les propos estivaux de Bernard DEBRÉ font le jeu de monsieur DELANOË. Même Bernard DEBRÉ doit comprendre que les temps ont changé et qu’une femme peut être tête de liste et maire de Paris. Au delà de ces propos maladroits, je l’invite à prendre sa place dans le rassemblement qui s’engage. Le nom de Jean-Louis BORLOO reste cité. Êtes-vous sûre que votre désignation à l’issue de la primaire de 2006 ne sera pas remise en cause ? C’est Nicolas SARKOZY qui a voulu cette primaire. Au terme d’un vrai débat de six mois, j’ai été élue par les militants, à une large majorité dès le premier tour. Le débat est donc clos. L’enjeu c’est la campagne ; pour moi elle a commencé. Depuis un an, j’écoute les Parisiens. J’ai fait le tour de tous les arrondissements et des grandes métropoles européennes. J’en ai tiré un certain nombre de propositions que j’ai transmises aux élus une UMP de Paris. Nous en débattrons lors d’un séminaire les 20 et 21 septembre. J’installerai le QG de campagne et nos équipes dans le mois. Je conduirai dans chaque arrondissement un débat sur le projet. Alors que SARKOZY, FILLON et dix ministres ont interrompu leurs vacances pour assister aux obsèques du cardinal LUSTIGER, ni vous ni aucun député ou maire d’arrondissement UMP n’était - pas plus que Bertrand DELANOË - présent à Notre-Dame. Pourquoi ? Le cardinal LUSTIGER, que je connaissais bien, a conduit une action remarquable d’ouverture et de réconciliation avec les religions et si j’étais absente c’était hélas pour une raison qui m’était, hélas, strictement personnelle. Quelle vision de Paris voulez-vous présenter dans la campagne ? Je veux que Paris redevienne la ville du mouvement et du rayonnement. Toutes les grandes villes d’Europe sont en ébullition. Berlin, par exemple, s’est reconstruite en dix ans. Paris s’est endormie. Mon projet est très concret. Je veux faire de Paris une véritable éco-capitale ; je veux ramener les emplois à Paris ; je veux refaire de Paris une ville pour toutes les familles, une ville de grands projets, une ville qui soit à nouveau exemplaire en matière sociale et humanitaire. Et je présenterai sur chacun de ces points des propositions précises, chiffrées et ambitieuses, comme je le ferai pour régler les problèmes de plus en plus insupportables de circulation et de pollution. En matière d’environnement et de qualité de la vie, Bertrand DELANOË n’a-t-il pas une longueur d’avance sur vous ? Il a plutôt une longueur de retard. Faire de Paris une éco-capitale, c’est prendre de vraies décisions : interdire l’accès des véhicules lourds très polluants, aider les véhicules propres en leur offrant le stationnement gratuit, développer des voitures électriques en libre service, donner la priorité aux transports en commun en sous-sol, là où sont les passagers, lancer un plan Environnement-Bâtiments car un tiers de la pollution provient de l’habitat. Je proposerai par exemple de déléguer au premier adjoint au maire le développement durable et les transports. Source : Le Figaro
Le Figaro : Bertrand DELANOË est au zénith dans les sondages. Sa dernière initiative, Vélib’, est un succès. Peut-il être battu en mars prochain ?
















