30 septembre 2007
À quand un contrat de travail unique ?

L’énigme suivante pourrait bien alimenter les dernières questions de « Qui veut gagner des millions ? » : combien y a-t-il de contrats de travail disponibles en France ? 5, 10 ? Bien plus ! On en dénombre quasiment une trentaine !
En passant par les célèbres CDI et CDD, la France offre aussi à ses salariés le contrat d’apprentissage, le contrat d’avenir, le contrat d’intérim, le CDD seniors, le CRP, le CTP, le CNE... la liste semble sans fin. Que dire par exemple du « contrat vendanges » ? Et oui, il existe ! Quelle est son utilisation ? Son utilité ? Personne ne le sait... mais on le conserve !
Dans « Mon projet », paru pendant la dernière campagne présidentielle, Nicolas SARKOZY déclarait : « pour les futures embauches, nous créerons un contrat de travail unique, plus souple pour les entreprises pour qu’elles soient incitées à embaucher, plus sécurisant pour les salariés car il sera à durée indéterminée pour tous ». Quatre mois après l’élection présidentielle, comment le gouvernement peut-il mettre en place le contrat de travail unique et est-il réellement souhaitable ?
Pour commencer, je pense que le mot « unique » relève davantage d’un principe que d’une réalité envisageable. Je pense en effet qu’il nous faudra au mois conserver trois types de contrats :
- Un Contrat à Durée Indéterminée (CDI)
Aujourd’hui contrat de 87% de salariés français, il est le contrat de référence. Il répond à la croissance de l’activité des entreprises et donc à un besoin permanent. On peut discuter de son évolution, mais son maintien est indispensable et il doit rester la règle de l’embauche.
- Un Contrat à Durée Déterminée (CDD)
Ce dernier est essentiel aux entreprises. Il sert par exemple à attribuer les postes laissés vacants par les congés : maternité ou maladie par exemple. Il a aussi pour but de répondre à des missions ponctuelles des sociétés, ne nécessitant pas d’embauche définitive.
- Un Contrat à Temps Partiel (CTP)
Il s’appliquerait à tous ceux qui travaillent en parallèle de leurs études, mais aussi aux parents au foyer qui ne peuvent, ou ne souhaitent, travailler qu’à mi-temps.
Au-delà de ces trois contrats, je pense que le gouvernement peut s’engager vers une suppression progressive, mais définitive, de tous les contrats « de niche ». Non seulement ces derniers ne concernent que des fractions de la population, mais ils complexifient l’embauche au point souvent de la rendre décourageante. On pourrait ainsi demander aux entreprises, dans un délai de quelques mois, de renégocier leurs contrats et de les reconvertir progressivement : en CDI, en CDD ou en CTP.
Pour conduire cette mission, François FILLON pourrait enrichir l’équipe gouvernementale d’une nouvelle personnalité. À l’image de Martin HIRSCH, entré au gouvernement pour mettre en place le RSA (Revenu de Solidarité Active), cette dernière pourrait se voir confier une mission de simplification des procédures d’embauche, et de généralisation des CDI, CDD et CTP. Le Premier Ministre pourrait par exemple faire appel à un économiste comme Francis KRAMARZ (photo). Âgé de 49 ans et issu de la société civile, l’actuel directeur du Centre de Recherche en Économie et Statistique (CREST) et professeur à polytechnique serait pour moi une personnalité compétente et adaptée.
Avant cela, il faudra largement communiquer sur les intérêts de la simplification de l’embauche, pour éviter de « politiser » le débat. Espérons que la frilosité du patronat, l’immobilisme des syndicats de salariés et l’archaïsme de l’opposition parlementaire n’auront pas raison de la promesse du candidat SARKOZY. Il faudra au Chef de l’État une réelle volonté politique, couplée de pédagogie et de dialogue. « Ensemble, tout devient possible » ? Espérons donc que Sarko relèvera ce nouveau défi !
Louis BAPTISTE
29 septembre 2007
Présidence de la République : un nouveau site Internet
Nouvelle version du site de la Présidence de la République :
Ancienne version du site de la Présidence de la République :
Lien : http://www.elysee.fr
Affiche de campagne de Françoise de PANAFIEU
Françoise de PANAFIEU a présenté cette semaine son affiche de campagne, avec un slogan : « Je veux être pour vous le Maire de l’essentiel ». En voici le visuel :
Télécharger l’affiche de campagne de Françoise de PANAFIEU (pdf) :
Affiche_de_campagne_Francoise_de_PANAFIEU
28 septembre 2007
Propositions du Grenelle de l’Environnement

Sous la houlette de Jean-Louis BORLOO, le Ministre de l’Écologie, de l’Aménagement et du Développement Durables, le « Grenelle de l’Environnement » bat son plein. Les présidents des six groupes de travail mis en place ont rendu leurs premières analyses. En voici les synthèses et les principales propositions :
Groupe 1 : Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie
Synthèse et principales propositions du groupe 1 :
Synthese_Groupe_1_Grenelle
Groupe 2 : Préserver la biodiversité et les ressources naturelles
Synthèse et principales propositions du groupe 2 :
Synthese_Groupe_2_Grenelle
Groupe 3 : Instaurer un environnement respectueux de la santé
Synthèse et principales propositions du groupe 3 :
Synthese_Groupe_3_Grenelle
Groupe 4 : Adopter des modes de production et de consommation durables : agriculture, agroalimentaire, pêche, distribution, forêt, usages durables des territoires
Synthèse et principales propositions du groupe 4 :
Synthese_Groupe_4_Grenelle
Groupe 5 : Construire une démocratie écologique : Institutions et gouvernance
Synthèse et principales propositions du groupe 5 :
Synthese_Groupe_5_Grenelle
Groupe 6 : Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi
Synthèse et principales propositions du groupe 6 :
Synthese_Groupe_6_Grenelle
Plus d’informations (cliquer sur l’image ci-dessous) :
Françoise de PANAFIEU tend une main verte à Bertrand DELANOË
Parce que l’écologie est un des thèmes centraux de sa campagne parisienne, Françoise de PANAFIEU souhaite d’ores et déjà s’investir dans le Plan Climat et « transcender les clivages droite-gauche », plus infondés que jamais sur une question comme le réchauffement climatique, qualifié de « défi sans précédent » par la candidate de l’UMP. Aussi, en sa qualité de Présidente du Groupe UMP au Conseil de Paris, Françoise de PANAFIEU demande à Bertrand DELANOË d’examiner sans idéologie ou idées pré-conçues les 25 amendements déposés par l’opposition municipale. Assurant que ces propositions n’auront « rien de conflictuel », elle s’engage à voter le futur texte, s’il prend en compte les revendications de l’UMP. Déjà tiraillé par son hétéroclite Majorité rose-rouge-verte, Bertrand DELANOË aura, semble-t-il, du mal à sortir de son habituelle indifférence vis-à-vis de l’opposition municipale. Espérons que l’importance du défi fera changer le Maire de Paris. Louis BAPTISTE
En plein « Grenelle de l’Environnement », conduit au niveau national par Jean-Louis BORLOO, la Ville de Paris est elle aussi entrain de plancher sur l’écologie. Le contexte est celui du « Plan Climat de Paris » : un dossier auquel Françoise de PANAFIEU accorde une importance toute particulière.
26 septembre 2007
La recherche d’aujourd’hui, croissance de demain

« L’enseignement supérieur et la recherche seront pour moi une priorité absolue », déclarait le candidat SARKOZY dans son projet présidentiel. 150 jours après son élection, et au lendemain de la présentation du budget 2008, force est de constater que le Président de la République, une fois de plus, tient ses engagements.
Le gouvernement vient en effet d’annoncer la prochaine affectation de 1,8 milliard d'euros supplémentaires au budget de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Cet investissement considérable, qui porte le budget annuel du Ministère à 23,3 milliards d’euros, constitue par rapport à l’année 2007, une progression de 7,3% des crédits.
Et c’est bien là la démonstration que Nicolas SARKOZY a compris que les largesses budgétaires, même en période de gros déficits, n’étaient pas nuisibles à l’économie globale du pays, dans la mesure où elles représentent des investissements d’avenir. C’est tout simplement l’inverse des déficits de fonctionnement, comme ceux dus aux traitements et salaires des fonctionnaires, qui ne sont que des reports de dépenses passées.
Et le Chef de l’État a d’autant plus de mérite que les investissements budgétisés aujourd’hui n’auront d’effets substantiels qu’à long terme. Là où les socialistes ont toujours appliqué des mesures de court terme, comme les 35h, qui ont eu un effet immédiat de baisse du chômage mais s’avèrent dramatiques à plus longue échéance, Nicolas SARKOZY voit loin.
Espérons que le Président saura conserver cet équilibre entre la nécessaire réduction des dépenses de fonctionnement et l’indispensable investissement dans les domaines d’avenir. Objectif affiché de Nicolas SARKOZY : « décrocher le point de croissance qu’il nous manque ». Le chemin sera long, mais la voie empruntée est la bonne.
Louis BAPTISTE
Les détails du budget 2008

Le budget 2008 a été présenté ce mercredi en Conseil des ministres, par Christine LAGARDE et Éric WOERTH. En voici les chiffres-clés (annuels moyens) :
Taux de croissance du PIB : entre 2% et 2,5%.
Prix du baril de pétrole : 73 dollars.
Taux de change : 1,37 dollar pour un euro.
Croissance du couvoir d’achat : 2,5%.
Inflation : 1,6%.
Recettes : 230,55 milliards d'euros nets.
Dépenses : 271,81 milliards d'euros, (stables en volume).
Déficit public : 2,3% du PIB.
Dette publique : 64% du PIB (stable).
Fonctionnaires : 22.921 départs non remplacés.
C’est pour moi un budget ambitieux par ses investissements, avec 1,8 milliard d'euros supplémentaires au budget de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en progression de 7,33% par rapport à 2007.
C’est aussi un budget rigoureux, notamment par la suppression de près de 23.000 postes dans la Fonction Publique, ce qui permettra, à long terme, de réaliser de sérieuses économies.
C’est enfin, malheureusement, un budget qui marque une pause dans la baisse des déficits. Vu le niveau des taux d’intérêt, on connaît le poids des seuls intérêts de notre dette... Dommage que le gouvernement n’ait pas eu le courage d’aller encore plus loin.
Louis BAPTISTE
Lettre de Françoise de PANAFIEU aux Parisiens
Madame, Monsieur,
En mars prochain, vous élirez le nouveau Maire de Paris.
Un nouveau Maire, pour une nouvelle impulsion, pour un nouveau projet.
Ce projet, je veux que nous le bâtissions ensemble, au-delà des clivages partisans, pour toutes les Parisiennes et tous les Parisiens. Paris en a besoin. Paris prend du retard.
Ensemble, nous devons relever plusieurs défis : le défi de la crise du logement, du prix des loyers et de l’accession à la propriété ; le défi de la circulation et du stationnement, deux échecs flagrants du maire sortant ; le défi de la lutte contre les nuisances sonores et de la pollution de l’air ; le défi du manque de propreté de la ville; le défi de l’emploi, avec un taux de chômage qui reste, depuis l’arrivée de Monsieur DELANOË, systématiquement au-dessus de la moyenne nationale ; le défi de la pauvreté, avec le plus fort taux de RMIstes en Ile-de-France après la Seine-Saint-Denis.
Autant d’enjeux auxquels le maire sortant n’a pas répondu, préférant l’accessoire aux vrais sujets. Je veux, pour ma part, être le maire de l’essentiel. Avec vous, je veux ouvrir le débat sur le futur de notre ville, un vrai débat, pour dessiner, tous ensemble, nos priorités pour demain.
Françoise de PANAFIEU, candidate UMP à la Mairie de Paris
25 septembre 2007
HOLLANDE - BAYROU : le sommet des deux François

Après la risible prestation de son face-à-face d’entre deux tours de la présidentielle avec Ségolène ROYAL, François BAYROU ne désespère pas d’organiser un nouveau « sommet » entre sa personne et un leader socialiste. Le Président du MoDem était assez tenace pour retenter sa chance... et François HOLLANDE assez intéressé pour accepter. Les deux François se retrouveront donc demain, à l’Assemblée Nationale. Ils devraient notamment y préparer une « stratégie » commune dans la perspective de la réforme des institutions.
Et c’est là que BAYROU entre en scène. L’ensemble de la gauche parlementaire ne rassemblant que 358 sièges, sur les 908 que compte le Parlement, il ne lui manquerait que 5 parlementaires de plus pour obtenir les 40% nécessaires à un éventuel blocage du texte que présentera Édouard BALLADUR. Le Président du Mouvement Démocrate pourrait alors se trouver une toute nouvelle utilité auprès du Parti Socialiste.
Mais l’éternelle question se posera à François BAYROU : de quel côté pencher, puisqu’il ne se veut ni à droite, ni à gauche ? S’il soutient la réforme des institutions, on lui reprochera de soutenir la majorité. Et s’il vote contre, on l’accusera, à juste titre, d’avoir été l’artisan du blocage du texte. Qu’il est dur d’être au Centre ! En général, François BAYROU s’en solde par un habituel « ni oui, ni non », mais cette fois-ci, il lui faudra bien trancher. Le leader du MoDem pèsera donc le pour, et le contre... en fonction de sa stratégie politique bien sûr. De longues manœuvres politiciennes sont en vue.
Louis BAPTISTE
De la relance à la rigueur, un équilibre à trouver

En politique plus qu’ailleurs, les mots ont leur importance. François FILLON et Christine LAGARDE l’auront récemment appris à leur dépend, après avoir évoqué les termes de « faillite » et de « rigueur ». Mais au fond, n’était-ce pas des mots appropriés pour qualifier la situation de la France et le remède dont elle a besoin ?
Nicolas SARKOZY aura répété pendant toute sa campagne : « je dirai tout avant, et je ferai tout après ». Et le candidat d’ajouter : « je prendrai tous les problèmes à bras le corps ». 150 jours après son élection, dans un climat de confiance toujours au beau fixe, le Président de la République se retrouve donc devant un dilemme... relance ou rigueur ? Si on lui posait aussi directement la question, Sarko nous répondrait sûrement : « les deux » ! Mais comment y parvenir ?
La solution qui me semble la plus raisonnable est de classer nos dépenses en deux grandes catégories : les dépenses de fonctionnement d’une part, et les dépenses d’investissement d’autre part. Il ne s’agit évidemment pas d’évoquer les budgets publics en termes de « rentabilité économique », mais de mesurer leur impact, à plus ou moins long terme, sur l’économie et le bien-être social.
Concrètement, des budgets comme celui de l’Enseignement Supérieur et le Recherche doivent être dopés, là où d’autres, comme les effectifs de la Fonction Publique, doivent être resserrés. Et le gouvernement ne choisi d’ailleurs pas une autre voie. On peut néanmoins regretter la timidité de certaines mesures et le manque d’ambition de certaines économies, qui devraient être plus draconiennes. L’exemple de la Sécurité Sociale, dont le plan de redressement est sans comparaison avec l’ampleur des déficits, est saisissant.
Relance pour les dépenses d’investissement, rigueur pour les dépenses de fonctionnement. Le plan d’action paraît simple. La mise en œuvre pourrait s’avérer plus complexe.
Louis BAPTISTE











