28 avril 2008
Jean-Marie LE PEN lâché par le FN ?
« Les propos de Jean-Marie LE PEN n’engagent pas le Front National ».

Ces mots en forme d’antithèse ne sont que l’illustration de l’ambiance qui règne actuellement au FN. En évoquant le nouveau dérapage du leader frontiste concernant les chambres à gaz nazies, Louis ALIOT, Secrétaire général du Front National, a bel et bien désavoué l’ancien « deuxième homme » de la présidentielle.
Il faut dire qu’en déclarant que les chambres à gaz n’étaient qu’un « détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale », Jean-Marie LE PEN a une fois encore choqué toute la classe politique. Et Louis ALIOT enfonce le clou, indiquant que « les déclarations de Monsieur LE PEN ont semé un certain trouble dans nos rangs militants »... mettant un peu plus Jean-Marie LE PEN en minorité dans son propre parti.
La succession du leader d’extrême droite serait-elle ouverte ? Louis ALIOT se pose en tout cas en recours potentiel et ses appels à la mobilisation sonnent en forme de déclaration de candidature. Reste à régler le problème Marine LE PEN. Et si la fille remplaçait le père ? Louis ALIOT ne serait visiblement pas contre un tandem avec l’ancienne candidate aux élections régionales en Ile-de-France. Décrivant Marine LE PEN comme « un exemple à suivre », il semble presque lancer les bases d’un rapprochement politique.
Moins brutale que son père, au moins dans les apparences, Marine LE PEN pourrait bien être la nouvelle carte d’un FN plus qu’à la dérive. La Dame de Pique réussira-t-elle à sauver un paquebot au bord du naufrage ?
Louis BAPTISTE
22 avril 2008
DELANOË chantre de la francophobie chinoise

Sur fond de boycott croissant des produits français par la Chine, et alors que les manifestations anti-France se multiplient au pays du soleil levant, Bertrand DELANOË enfonce le clou. Et tel le pompier pyromane, il met de l’huile sur le feu olympique qui brûle entre Paris et Pékin.
Alors que son arrogance avait déjà valu à Paris de ne pas assister au passage de la torche olympique devant l’Hôtel de Ville, le Maire socialiste de la capitale vient aggraver son cas, et avec lui celui de toute l’image de la France à l’étranger.
En érigeant le Dalaï lama et le dissident chinois Hu Jia au rang de « citoyens d’honneur de la Ville de Paris », DELANOË lance une nouvelle provocation à la Chine. En espère-t-il une amélioration de droits de l’homme locaux ? Il serait naïf de le croire.
N’y aurait-il pas plutôt derrière tout ça la volonté inavouable de nuire à Nicolas SARKOZY ? Probablement. Alors que le Chef de l’État tente d’adopter une position équilibrée, en réservant sa décision sur sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, mais en envoyant des émissaires français calmer le jeu avec Pékin, Bertrand DELANOË dérape.
La critique est bien facile à proférer depuis la France. Le Maire de Paris tient tant à afficher son courage politique et sa volonté de défendre les droits de l’homme ? Et bien qu’il assume ses actes. Qu’il aille en Chine et s’explique publiquement de ses choix ! Là serait le vrai courage.
Louis BAPTISTE
20 avril 2008
RIPOSTES : L’Éducation nationale en classe éco ?

J’étais ce dimanche invité dans le public de l’émission RISPOTES, sur France 5. Le thème était celui de l’Éducation Nationale, avec pour principaux invités :
Xavier Darcos
Jack Lang
Philippe Meirieu
Jean-Paul Brighelli
Emmanuel Davidenkoff
Natacha Polony
- Les jeunes nous rejouent-ils Mai-68 ?
- Alors, plus ou moins de profs ?
- Et comment relever le niveau scolaire ?
- Quel enseignement, quelle égalité, quelle sélection ?
- Primaire : quels programmes, quels manuels, quelles méthodes ?
- Et la maternelle, alors ?
- Réforme dès les bacs à sable ?
Voici quelques unes des questions auxquelles l’émission de ce soir a tenté de répondre. Pour ma part, je retiens une phrase de Xavier DARCOS :
« Il est interdit d’interdire... la réforme » !
Pour accéder à l’émission et la visionner : cliquez sur l’image ci-dessus.
Louis BAPTISTE
17 avril 2008
SARKOZY - BERLUSCONI : qui ressemble à qui ?

FRANCE - ITALIE : voilà un match maintes fois joué, mais qui n’a de cesse de déchaîner les foules et les passions. Passons rapidement sur l’aspect footballistique de la question, qui ne tourne plus très souvent à l’avantage français, pour se concentrer sur le débat actuel.
Qui de Silvio BERLUSCONI ou de Nicolas SARKOZY copie l’autre ? Quels sont les points communs entre ces deux hommes ? Sur quoi s’opposent-ils ? Tour d’horizon...
Sur le plan politique, bien sûr, les similitudes sont nombreuses. À commencer par un véritable talent oratoire, que l’un et l’autre partagent et qui leur aura permis de remporter les batailles les plus difficiles. Le style et le tempérament des deux hommes se ressemblent aussi.
Tous deux sont de grands professionnels de la communication, et sont connus pour leur franc-parler. Une liberté de ton qui leur aura souvent attiré les foudres des Gauches françaises et italiennes, mais dont la Droite aura souvent accueilli l’honnêteté avec ferveur.
Les deux hommes sont en outre souvent critiqués pour les mêmes maux : une certaine « agitation », une tentation « atlantiste ». Un certain populisme même. Mais ils sont aussi admirés pour des raisons communes : la rage de vaincre, un dynamisme à toutes épreuves et un volontarisme sans mesure.
Près de 19 ans les séparent. Mais ils semblent parfois s’entendre et réagir comme deux frères jumeaux. « C’est normal qu’il ait gagné, il a copié mon programme », déclara ainsi Silvio BERLUSCONI au lendemain de l’élection présidentielle du 6 mai dernier.
Un autre point commun entre les deux hommes frappe : la façon dont ils ont su conquérir le pouvoir. En éliminant un à un leurs adversaires de Droite, les deux leaders ont su prendre un parti politique et en faire une véritable machine à gagner les guerres électorales. La manœuvre pourrait en revanche s’avérer dangereuse quand viendra le temps de les remplacer. Qui, à Droite, saura prendre la suite ? Personne, bien sûr, car tous les dauphins potentiels auront depuis longtemps été écartés.
Considérant à présent l’actualité politique franco-italienne, on note cependant quelques divergences de fond. Quand l’un, SARKOZY, se veut pro-européen, architecte du traité simplifié et futur Président de l’Union Européenne, l’autre, BERLUSCONI, fait alliance avec la « Voix du Nord », parti pour le moins eurosceptique.
Comme un premier écueil en forme de test, le dossier Air France-Alitalia pourrait bien donner le ton de cette nouvelle « collaboration » franco-italienne. Affaire à suivre...
Louis BAPTISTE
09 avril 2008
Un Footing Pour les Réformes !
« A un mois de l’anniversaire de l’élection de Nicolas SARKOZY à la Présidence de la République, et après la mise en œuvre de plus d’une cinquantaine de réformes par le gouvernement de François FILLON, les Jeunes Populaires, Jeunes de l’UMP, souhaitent renouveler le soutien du Mouvement au Chef de l’Etat et au Premier Ministre ». Source : UMP
Samedi 5 avril à 15h30
Jardin du Luxembourg
En présence de Patrick DEVEDJIAN, Secrétaire général de l’UMP et de Basile BOLI, Secrétaire national en charge du co-développement.
Inauguration du Jardin des Mères et des Grands-Mères : discours de Philippe GOUJON

Il s’agissait du premier déplacement officiel de Philippe GOUJON depuis son élection comme Maire du 15ème arrondissement. La cérémonie s’est déroulée en présence, notamment, de Madame Cristina Fernandez Kirchner, Présidente de la République d’Argentine et de Monsieur Bertrand DELANOË, Maire de Paris. De nombreux élus et habitats du 15ème arrondissement étaient également présents.
Discours de Philippe GOUJON : Discours_Philippe_GOUJON
02 avril 2008
Ingrid BETANCOURT : « maintenant et tout de suite »

On ne compte plus les jours depuis que la franco-colombienne Ingrid BETANCOURT est retenue par les FARC, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie. Après diverses tentatives et autant d’échecs, sa libération semble de plus en plus complexe. Mais c’est surtout la santé de l’otage qui parait à présent jouer contre elle. Rechute d’hépatite B, maladie de peau, grève de la faim : tout semble accabler Ingrid BETANCOURT, visiblement « entre la vie et la mort », quelque part dans la jungle colombienne.
C’est pour cette raison que le Président de la République Française, Nicolas SARKOZY, a enregistré un nouveau message radio-télévisé à l’intention du chef des FARC. Le chef de l’État lui demande évidemment de libérer la franco-colombienne, mais prévient aussi Manuel MARULANDA : « sa mort serait une faute politique grave (...) et ce serait un crime », dont le chef de la guérilla marxiste serait tenu pour « responsable ».
Mais le Président Français décide de ne plus attendre et annonce aussi l’envoi d’une une « mission humanitaire pour aider à la prise en charge d’Ingrid ». Et le calendrier du Chef de l’État est sans équivoque : « c’est maintenant et c’est tout de suite. Il en va de la vie d’une femme ».
Cette mission de la dernière chance fait suite à un accord conclu entre Nicolas SARKOZY et son homologue colombien Alvaro URIBE. Le président colombien accepte de suspendre ses opérations militaires dans le sud-est du pays, dès qu’il recevra les coordonnés du site visé par la mission. Espérons que cette dernière tentative mettra un terme à la tragédie d’Ingrid BETANCOURT, avant que ce ne soit sa mort qui vienne solder plus de 1.860 jours de captivité.
Louis BAPTISTE
01 avril 2008
Grand Paris : interview de Roger KAROUTCHI au Figaro
Roger KAROUTCHI, président du groupe UMP à la Région Ile-de-France, le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement dénonce la position de Jean-Paul HUCHON sur la bataille du grand Paris.
LE FIGARO - Vous organisez aujourd’hui un déjeuner de travail sur la question du Grand Paris. Dans quel but ?
Roger KAROUTCHI - On dit depuis vingt ans que les structures actuelles ne permettent pas l’attractivité économique de la Région Ile-de-France, ni l’élaboration d’un vrai schéma de transports publics ni une création suffisante de logements. Pourquoi cet échec ? La région manque de grands projets et de souffle. Le millefeuille institutionnel correspond de moins en moins aux réalités humaines et économiques de l’Ile-de-France. Il faut donc imaginer une structure qui ne tue pas les collectivités existantes. Le Grand Paris doit être compris comme un élément dynamique et non pas comme une substitution. Cette structure ne doit pas être un échelon administratif supplémentaire mais une administration de mission pour réaliser de grands projets d’urbanisme et d’architecture favorisant l’attractivité économique, grâce à un véritable maillage de transports publics.
Jean-Paul HUCHON, le président socialiste du conseil régional, est résolument hostile à l’idée de Grand Paris. Comment pouvez-vous travailler sans lui ?
En réalité, Jean-Paul HUCHON s’arc-boute sur l’institution régionale en refusant d’admettre les retards ou les échecs. La Région ne doit pas s’enfermer ni se « bunkeriser ». Elle doit s’engager dans ce débat dans lequel elle a tout à gagner. D’autres socialistes, comme le maire de Paris Bertrand DELANOË, ou le nouveau président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude BARTOLONE, se disent prêts à négocier sur un certain nombre de sujets comme le logement, l’urbanisme ou la fiscalité. Nous proposons que le débat sur le Grand Paris transcende le clivage droite-gauche et que nous puissions trouver par la concertation la meilleure solution pour créer, comme je le propose, la rocade de métro, « Métrophérique », des Ecopolis (villes écologiques), pour réfléchir à un grand pôle d’affaires dans l’Est parisien ou pour installer un grand campus universitaire en Ile-de-France. Tout cela implique un plus grand engagement financier de l’État, et des mesures dérogatoires d’impulsion pour abréger les délais de réalisation. La Région capitale a des obligations nationales, en particulier dans le domaine des transports, qui doivent être en partie assumées par l’État.
Pourquoi fallait-il créer un ministère pour faire avancer le projet de Grand Paris ?
Les idées sont nombreuses, à gauche comme à droite. Il faut beaucoup de concertation avec tous les élus pour faire un diagnostic et des propositions fédératrices d’aménagement structuré. Or, il n’existe aucune structure de débat entre les différents niveaux de responsabilité. La création d’un ministère a donc toute son utilité. Christian BLANC a une mission essentielle de rapprochement des points de vue et de synthèse. Il a été préfet de Seine-et-Marne, président de la RATP, député des Yvelines, trois expériences nécessaires pour assumer au mieux cette tâche.
Le calendrier parlementaire est très chargé. Quelle méthode allez-vous utiliser pour optimiser la durée des débats sur chacun des textes ?
Nicolas SARKOZY et François FILLON ont insisté auprès de tous les ministres pour associer dès la genèse des textes les groupes parlementaires de la majorité. Pleinement associés en amont, les groupes UMP et Nouveau Centre soutiendront tout naturellement les projets de loi, ce qui rendra les débats plus fluides dans la mesure où il y aura moins d’amendements. L’association très en amont des parlementaires à l’élaboration des textes sera pratiquée sur l’ensemble des grands textes de la session.
Un nouveau blog à vous signaler !
Une petite note en bref pour vous signaler la mise en ligne d’un nouveau blog. Celui de mon ami Simon CHANCEREL, qui a décider de se lancer « après une campagne municipale très intense dans le XVe arrondissement ». Pour accéder au blog de Simon, cliquez sur l’image ci-dessous. Je l'ajoute également à mes favoris. Bonne lecture à tous !










