Opinion Politique

Blog de Louis BAPTISTE : actualité, débats et propositions politiques

04 mai 2008

CLINTON - OBAMA : le duel suicidaire des Démocrates

CLINTON_OBAMA

Cette victoire là est passée inaperçue, mais c’est Barack OBAMA qui a remporté samedi la primaire Démocrate organisée à Guam, petite île du Pacifique, située à une vingtaine d’heures d’avion de Washington. Battue de seulement 7 voix (sur plus de 4.500 votes exprimés), Hillary CLINTON n’a pourtant pas à se soucier de ce résultat.

En effet, s’il est certain que ce petit territoire envoie huit délégués (disposant chacun d’une demi-voix) et cinq « super-délégués » à la convention de désignation du candidat Démocrate à la présidentielle, cela n’aura aucune incidence sur le résultat final.

Si Barack OBAMA devance toujours Hillary CLINTON en nombre d’états gagnés et en nombre de délégués (1.733 contre 1.598), c’est bel et bien lors de la grande convention démocrate de Denver que tout devrait se jouer. Ce sont alors les 796 derniers « super-délégués » qui devraient départager le match. En tant que responsables du parti « libres de soutenir le candidat de leur choix », ils devraient d’ailleurs faire l’objet de toutes les attentions et de toutes les convoitises, tant il apparaît désormais certain que leur appui fera la différence, permettant à l’un ou à l’autre des deux compétiteurs de réunir les 2.025 délégués nécessaires à l’investiture finale.

En attendant, le parti Républicain regarde la scène dans une position plutôt confortable, le duel CLINTON - OBAMA ne faisant qu’accentuer des cicatrices qu’il sera probablement impossible de refermer totalement d’ici au vote du peuple Américain.

Rien ne servira alors de courir pour le candidat Démocrate, sans doute distancé par un John MAC CAIN parti, lui, à l’heure.

Louis BAPTISTE

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02 avril 2008

Ingrid BETANCOURT : « maintenant et tout de suite »

Ingrid_BETANCOURT

On ne compte plus les jours depuis que la franco-colombienne Ingrid BETANCOURT est retenue par les FARC
, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie. Après diverses tentatives et autant d’échecs, sa libération semble de plus en plus complexe. Mais c’est surtout la santé de l’otage qui parait à présent jouer contre elle. Rechute d’hépatite B, maladie de peau, grève de la faim : tout semble accabler Ingrid BETANCOURT, visiblement « entre la vie et la mort », quelque part dans la jungle colombienne.

C’est pour cette raison que le Président de la République Française, Nicolas SARKOZY, a enregistré un nouveau message radio-télévisé à l’intention du chef des FARC. Le chef de l’État lui demande évidemment de libérer la franco-colombienne, mais prévient aussi Manuel MARULANDA : « sa mort serait une faute politique grave (...) et ce serait un crime », dont le chef de la guérilla marxiste serait tenu pour « responsable ».

Mais le Président Français décide de ne plus attendre et annonce aussi l’envoi d’une une « mission humanitaire pour aider à la prise en charge d’Ingrid ». Et le calendrier du Chef de l’État est sans équivoque : « c’est maintenant et c’est tout de suite. Il en va de la vie d’une femme ».

Cette mission de la dernière chance fait suite à un accord conclu entre Nicolas SARKOZY et son homologue colombien Alvaro URIBE. Le président colombien accepte de suspendre ses opérations militaires dans le sud-est du pays, dès qu’il recevra les coordonnés du site visé par la mission. Espérons que cette dernière tentative mettra un terme à la tragédie d’Ingrid BETANCOURT, avant que ce ne soit sa mort qui vienne solder plus de 1.860 jours de captivité.

Louis BAPTISTE

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05 février 2008

USA : stop aux dynasties !

Barack_OBAMA

Pourquoi les Américains semblent-ils si proches d’élire une nouvelle fois un Président de la même famille qu’un de ses prédécesseurs...?

On a eu BUSH père et BUSH fils. Aura-t-on bientôt CLINTON père suivi de CLINTON mère ? Cela n’est pas à mon sens propice à un réel renouvellement démocratique. Je ne suis pour cette raison pas vraiment fan d’Hillary.

Quant à MAC CAIN, son âge (72 ans) semble bien être son principal handicap. En fait, mon favori est plutôt Barack OBAMA. Ceci dit, je ne connais pas très bien (voire pas du tout) le programme des uns et des autres...

Louis BAPTISTE

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24 janvier 2008

Romano PRODI : suite et fin

Après seulement 20 mois passés à son poste depuis l’élection d’avril 2006, le chef du gouvernement italien a été contraint ce soir de démissionner. En cause, un vote de défiance accordé par le Sénat. Par 161 voix contre 156, les « sages » italiens ont en effet désavoué Romano PRODI, qui a transmis, une heure plus tard, sa démission au Président de la République, Giorgio NAPOLITANO.

Romano_PRODI

Au-delà des questions internes italiennes, c’est aussi une leçon pour nous Français. Cela nous montre à quel point les majorités hétéroclites sont fragiles. On se souvient pourtant qu’un certain François BAYROU vantait il y a encore peu de temps les grands mérites de ces alliances multicolores, prenant l’Italie en exemple. On voit pourtant à quoi cela conduit. Dans le meilleur des cas, à l’immobilisme. Dans le pire des cas, à une crise politique.

Louis BAPTISTE

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14 janvier 2008

Nouveau blog : « Amitié Franco-Américaine »

Amitie_Franco_americaine

Bonjour à tous.

Je vous signale la mise en ligne d’un nouveau blog, « Amitié Franco-Américaine », animé par mon ami Nicolas POPESCO. Il devrait notamment nous apporter des éclairages sur les primaires et la campagne présidentielle aux Etats-Unis. Je le mets dans les liens accessibles depuis mon blog.

Pour accéder au blog, cliquez sur l’image ci-dessus.

Louis BAPTISTE

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27 décembre 2007

Pakistan : Benazir BHUTTO assassinée

Benazir_BHUTTO

On vient d’apprendre que l’ex-Premier Ministre pakistanaise Benazir Bhutto est décédée des suites de ses blessures, après un attentat-suicide. Elle organisait alors un meeting dans la banlieue d’Islamabad.

Pour tous ceux qui se revendiquent de la Démocratie, l’assassinat du principal leader de l’opposition pakistanaise est extrêmement choquant et illustre la gravité de la crise dans laquelle le Pakistan est plongé.

Louis BAPTISTE

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06 novembre 2007

Arche de Zoé : Nicolas SARKOZY veut « aller chercher tous ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait »

Arrivee_a_Paris

L’activisme et la détermination sont plus que jamais de rigueur à l’Élysée, où Nicolas SARKOZY a pris ses fonctions de Chef de l’État depuis 6 mois.

Après s’être lui-même rendu au Tchad, accompagné de Rama YADE, pour aller y rechercher les journalistes français et les hôtesses espagnoles inculpés dans l’affaire de l’Arche de Zoé, le Président va plus loin. À contre-pied des autorités tchadiennes, Nicolas SARKOZY a déclaré vouloir « aller chercher tous ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait ». Et le Président d’ajouter : « le rôle du Chef de l’État est de prendre en charge tous les Français ».

Une détermination qui se confronte aux autorités de N’Djamena, très remontées, à l’image de Ahmat Mahamat BACHIR. Le Ministre de l’Intérieur tchadien, soutenu par l’opinion publique locale, déclarait ainsi : « qu’ils goûtent à nos prisons ! », n’hésitant pas à taxer les membres de l’Arche de Zoé de « bandits ».

Une fois de plus, il faudra à Nicolas SARKOZY une pédagogie et une force de persuasion irréprochables. Il pourra pour cela compter sur le soutien déterminé de Rama YADE, Secrétaire d’État aux Droits de l’Homme. On peut en revanche regretter qu’une fois encore, le Parti Socialiste joue contre la France en préférant toujours l’échec de Nicolas SARKOZY, à l’intérêt général.

Louis BAPTISTE

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04 septembre 2007

Infirmières bulgares : Cécilia SARKOZY s’explique

Cecilia_SARKOZY_a_Sofia

Restée en retrait après la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien, dans laquelle elle a, semble-t-il, tenu un rôle prépondérant, Cécilia SARKOZY s’était faite discrète. Parce qu’elle se dit aujourd’hui « choquée par l'utilisation médiatique de ce drame humain », la Première Dame de France s’explique. Elle a ainsi donné ce matin cette interview au quotidien L’Est Républicain :

Yves DERAI (L’Est Républicain) : Pourquoi sortir du silence maintenant ?

Cécilia SARKOZY : Je suis choquée que certains médias utilisent ainsi un drame humain et exploitent la souffrance de femmes, d'enfants et des familles. Ce qui s'est passé lors de ma mission en Libye n'a rien à voir avec des polémiques droite-gauche. Pour ma part, je me suis concentrée sur la libération des infirmières et sur ces enfants qui vivent un enfer depuis 8 ans. Avant d'aller en Libye, je n'avais pas mesuré ce qu'enduraient les enfants malades, je pensais d'abord aux infirmières bulgares et au médecin palestinien. On ne m'empêchera jamais d'essayer d'aider ou de soulager la misère du monde, dans quelque pays que ce soit.

Pourquoi avez-vous réussi là ou d'autres avaient échoué avant vous ?

Je ne sais pas comment ont procédé d'autres. Moi, je suis arrivée sur place en tant que femme, en tant que mère, sans forcément m'attarder sur la complexité des relations internationales, mais avec la ferme intention de sauver des vies. Le seul sujet que j'ai abordé avec les dirigeants libyens, c'est la tragédie humaine. Le colonel Kadhafi a eu en face de lui une femme qui se consacrait exclusivement aux enfants de l'hôpital de Benghazi que j'ai visité, aux familles des victimes que j'ai rencontrées, aux infirmières et au médecin emprisonnés.

Comment se sont passées les discussions avec le Colonel Kadhafi qui peut parfois se montrer imprévisible ?

Nous avons parlé en anglais et en tête-à-tête, sans interprète. Je pense qu'il a compris qu'avec moi, il pouvait faire un geste humain susceptible d'améliorer son image. Mais je n'ai pas eu de discussions qu'avec lui. J'ai négocié sans relâche pendant 50 heures avec tous les dirigeants libyens concernés par le dossier.

Quelles contreparties avez-vous proposées pour obtenir gain de cause ?

A mon niveau, il ne s'est agi que de contreparties d'ordre médical. J'ai offert à l'hôpital de Benghazi des médecins chargés de former leurs homologues libyens, des équipements, des traitements contre le Sida et des visas rapides pour que des cas urgents puissent venir se faire traiter en France. Il y a notamment un petit Ramadan Mohamed Saleh qui a déjà été opéré du coeur à deux reprises et qui doit subir une nouvelle intervention. Dès que l'hôpital de La Timone, à Marseille, donnera son feu vert pour accueillir Mohamed, lui et sa famille auront leurs visas. Je compte tenir mes engagements, je suis l'évolution de tous les enfants contaminés.

Comptez-vous retourner en Libye prochainement ?

Si cela est nécessaire. Tout dépend de la manière dont les choses évoluent.

Pourquoi ne pas vous rendre à une audition de la commission parlementaire ?

Celle-ci n'est pas constituée mais comme cela a été expliqué, je crois que ça n'est pas ma place. Je tiens cependant à faire la lumière sur mon rôle dans cette affaire, voilà pourquoi j'ai accepté de vous parler.

Quels enseignements tirez-vous de cette première mission en qualité de première dame de France ?

Dans mon esprit, je n'ai pas voulu jouer un rôle de « First lady », j'ai simplement, avec mes moyens, contribué à débloquer une situation. Toute ma vie, j'ai aidé les gens qui souffrent : je ne vais pas changer aujourd'hui. Je suis heureuse d'avoir pu apporter du soutien à des enfants et à leurs familles dans la douleur.

En vous écoutant, on comprend maintenant quel rôle vous comptez jouer dans l'avenir...

Il n'y a pas de rôle. Je ne crois pas avoir un rôle particulier. Chacun a le devoir de s'engager quand il le juge nécessaire. Là, je l'ai fait avec mon coeur et ma détermination.

Source : L’Est Républicain

Site_Internet_Est_Republicain

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21 août 2007

Bernard KOUCHNER : la voix de la France en Irak

Irak_France

La visite était attendue depuis longtemps. Premier voyage d’un haut responsable gouvernemental français depuis l’intervention américaine, en 2003, la venue de Bernard KOUCHNER a été interprétée comme un signal fort envoyé par la France à l’Irak.

Arrivé dimanche et reçu ce lundi par le Président Jalal TALABANI, le Ministre français des Affaires Étrangères a également rencontré de hauts responsables irakiens. Il a d’ailleurs souhaité que les différentes communautés irakiennes soient entièrement associées à la communauté internationale dans la lutte contre la violence.

Mais l’hôte du Quai d’Orsay était aussi là pour rappeler la position de la France : une position très critiquée à ses débuts, mais dont on reconnaît aujourd’hui toute la sagesse. Le chef de la diplomatie française a bien évidemment réaffirmé l’indépendance de la France vis-à-vis des Etats-Unis, mais a tenu à souligner que cette indépendance ne justifiait et ne signifiait en rien un quelconque désintéressement français concernant le conflit irakien.

« Il fallait être là », a affirmé Bernard KOUCHNER, témoignant de la qualité de l’accueil qui lui avait été réservé. Il a en outre ajouté que « les Irakiens attendent quelque chose de la France » et que, de toute évidence, « les Américains ne pourront pas sortir ce pays de la difficulté tous seuls ».

« Nous nous rendons mal compte, vu de loin, de ce qui va se passer ici », a également estimé le Ministre des Affaires Étrangères. « Avant, il y avait une attitude qui consistait à dire: "circulez, il n’y a rien à voir". C’est tellement compliqué, c’est tellement fichu d’avance qu’il ne faut plus s’en occuper. Eh bien, ce n’est pas l’attitude de la France ».

Cette nouvelle donne française en Irak témoigne de la volonté de Nicolas SARKOZY et du Gouvernement de tourner la page sur la crise de 2003 et de montrer la totale détermination de la France pour analyser « toutes les composantes de la société irakienne », en vue de « comprendre et présenter éventuellement une participation ».

Cette vision, naturellement et immédiatement attaquée par les socialistes, n’a fait que confirmer l’idée que la gauche se fait de la politique, et dont la devise « ne jamais rien faire, pour être sûr de ne froisser personne » semble toujours d’actualité.

Premier à critiquer le voyage de Bernard KOUCHNER en Irak, le qualifiant d’« inopportun », Jean-Pierre CHEVÈNEMENT n’a pas tardé à recevoir un sévère retour de boomerang. « Nous nous sommes distingués très clairement de la politique américaine et nous n’avons pas été partisans de l’intervention américaine », lui a répondu le Ministre des Affaires Étrangères. Et Bernard KOUCHNER de conclure : « Jean-Pierre CHEVÈNEMENT a été l’un des soutiens les plus affichés au dictateur sanglant Saddam HUSSEIN, alors ! ».

Louis BAPTISTE

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10 août 2007

Nicolas SARKOZY et George BUSH placent la France et les Etats-Unis « à l’aube d’une nouvelle relation »

USA_FranceLe Président de la République Française Nicolas SARKOZY sera demain l’invité du Président des Etats-Unis, George W. BUSH : un symbole fort du renouveau de l’alliance Franco-américaine, en « stand-by » depuis 2003.

Parce que la « crise » de 2003 avait été la plus grave entre la France et les Etats-Unis depuis 1966, quand le Général DE GAULLE avais pris la décision de retirer la France de l’OTAN, il aura fallu du temps (et un changement de Président) pour permettre aux deux pays alliés de se retrouver et de réaffirmer les liens d’amitié qui les unissent.

C’est chose faite avec cette invitation « à déjeuner », proposée par Laura BUSH à l’occasion du dernier sommet du G8, en Allemagne. Le chef de l’État français sera même reçu dans la résidence familiale des BUSH, dans le Maine.

Nicolas SARKOZY n’arrivera pourtant pas chez George BUSH sans rappeler certains « sujets qui fâchent » et sur lesquels la France restera intransigeante : le protocole de Kyoto et le rejet de la guerre en Irak par exemple.

Mais force est de constater que sur de nombreux sujets, France et Etats-Unis se rejoignent. C’est le cas notamment du Darfour, du Liban, de l’Iran, de l’Afghanistan ou encore du Kosovo. Le porte-parole de Quai d’Orsay avait d’ailleurs déjà souligné la « très grande communauté de vues » entre les deux pays et rappelé les « liens historiques unissant la France et les Etats-Unis depuis plus de deux siècles ».

On est bien loin de 2003, et du temps où l’éditorialiste du « New York Times » Thomas FRIEDMAN évoquait une « France ennemie de l’Amérique ». Depuis l’élection de Nicolas SARKOZY, un nouvel élan est né dans les relations Franco-américaines. Comme l’avait d’ailleurs illustré Tony SNOW, porte-parole de la Maison-Blanche : « France et Etats-Unis sont à l'aube d'une nouvelle relation ».

Louis BAPTISTE

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