29 janvier 2008
SDF, mal-logés, SRU : les mesures annoncées par François FILLON

250 millions d’euros. C’est le montant de l’enveloppe promise aujourd’hui par le Premier Ministre François FILLON pour améliorer le sort des 200.000 sans-abris et 3 millions de mal-logés que compte la France. La dotation est certes en hausse de 25%, mais les associations concernées se sont immédiatement (mais sans surprise...) déclarées « déçues ».
Voici les principales avancées promises par le Premier Ministre :
- Meilleure prévention des expulsions locatives.
- Aucune expulsion sans une « solution de relogement digne ».
- Résorption de l’habitat insalubre dans les 4 ans à venir.
- Système d’assurance pour garantir les bailleurs contre les risques locatifs.
- 50 millions consacrés (en 2008) aux structures d’hébergement d’urgence.
- Un travailleur social pour vingt personnes en centres d’urgence.
- 9.000 places de maisons relais.
- Construction de 20.000 logements à loyer « accessible »
- (sur les 60.000 prévus chaque année d'ici 2012).
- Dans les villes qui n’appliquent pas la loi SRU (obligation de construire au moins 20% de logements sociaux dans les grandes villes), les nouveaux programmes de construction devront comprendre « au moins 30% de logements sociaux », mis à part dans les quartiers ayant déjà atteint 40% de logements sociaux.
Pour moi, ces mesures vont clairement dans le bon sens, même si certains objectifs annoncés, notamment la résorption de l’habitat insalubre « dans les 4 ans », me paraissent peu réalisables... voir peu sérieux.
Je regrette enfin que les associations et l’opposition refusent (comme toujours) les avancées du Gouvernement et réclament sans cesse « plus d’argent ».
Louis BAPTISTE
29 mai 2007
Intérêts d’emprunts immobiliers : Nicolas SARKOZY généralise la déductibilité
« Cette déduction, je l’ai promise et je la ferai » a
déclaré ce soir le Président de la République. Il y aura donc une
rétroactivité de la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts
immobiliers. « Je veux une France de propriétaires » a rappelé Nicolas
SARKOZY, indiquant que les intérêts des emprunts immobiliers seraient déductibles
à hauteur de 20% (taux d’imposition moyen des ménages).
Cette mesure prendra effet dès le jour du vote de la loi
et s’appliquera à tous les emprunts en cours (pas seulement ceux contractés
après le 6 mai comme l’avait annoncé Eric WOERTH). Tous les Français propriétaires
de leur résidence principale seront donc bénéficiaires.
Louis BAPTISTE
21 mai 2007
Christine BOUTIN : Ministre du Logement et de la Ville
Le secrétaire général de l'Elysée a annoncé ce 18 mai 2007 la composition du Gouvernement proposé par le Premier ministre au président de la république. Mme Christine BOUTIN a été nommée Ministre du logement et de la ville.
Site du Ministère du logement et de la ville (cliquer sur l'image) :
06 mars 2007
Logement : le programme de Nicolas SARKOZY

2006, année record pour
le logement
Avec près de 430.000 mises en chantiers et près de
565.000 permis de construire ces douze derniers mois, 2006 a été l'année des records de la
construction en France, sous l’impulsion du gouvernement et notamment de Jean-Louis
BORLOO.
Par ailleurs, le droit opposable au logement, demandé
par Nicolas SARKOZY à la suite de la convention UMP sur le logement du 14
septembre 2006, a été définitivement adopté. Cette loi a également été
accompagnée de diverses mesures pour favoriser l'accession à la propriété et
pour alléger le coût du logement pour les locataires : garantie des risques
locatifs, revalorisation de l'APL, moratoire sur les loyers avec les bailleurs
privés, etc. Fort de ce bon bilan, Nicolas SARKOZY propose aujourd’hui
d’aller encore plus loin.
Favoriser l’accès à
la propriété
Parce que l’achat d’un logement responsabilise les
propriétaires, apprend à respecter son quartier, est un véritable symbole
de reconnaissance et représente souvent une étape majeure dans une vie, Nicolas
SARKOZY souhaite permettre l'accession populaire à la propriété. Pour
cela, il propose la création d'un prêt foncier à taux zéro, permettant de ne
payer le terrain qu'après avoir achevé le remboursement du bâti.
Le candidat de l’UMP veut aussi généraliser le crédit
hypothécaire, afin de permettre l'accès de tous au crédit immobilier, même sans
mise de fonds initiale. A cela, Nicolas SARKOZY souhaite ajouter un crédit
d'impôt pour les intérêts des crédits immobiliers au profit des classes
moyennes et modestes. En outre, il veut exonérer de droits de mutation les
achats et les ventes de logements rendus nécessaires par une obligation de
mobilité.
Construction et
attribution des logements
Nicolas Sarkozy souhaite engager un plan massif et
immédiat en faveur de la création de logements étudiants. Cette mesure
accompagnera notamment la création de campus universitaires de niveau
européen, réclamés par le candidat de l’UMP.
Par ailleurs, Nicolas SARKOZY s’engage à renforcer la
transparence dans l'attribution des logements sociaux et à lutter contre
les abus et les fraudes au logement social.
De meilleures
relations propriétaire / locataire
Nicolas SARKOZY propose la mise en place d’un dispositif
unique et stable d'incitation à l'investissement locatif, dont les
avantages seront inversement proportionnels au loyer demandé au locataire.
Le candidat de l’UMP propose en outre d’instaurer une relation
gagnant-gagnant entre propriétaires et locataires : application de la loi
aux locataires de mauvaise foi et mise en œuvre d'une garantie des risques
locatifs à coût réduit, accessible à tous les propriétaires, en échange
d'une suppression du dépôt de garantie et des cautions exigés des locataires.
L’Etat se porterait alors garant pour les locataires, supprimant de fait les
discriminations dont souffrent les personnes malades, handicapées, etc.
Les aides au logement
Nicolas SARKOZY s’engage à créer une aide personnelle
unique au logement, plus simple, plus réactive face aux aléas de la vie, calée
sur l'indice de référence des loyers et plus juste pour les locataires qui
paient des loyers élevés. Il veut également créer un quota obligatoire de
logements sociaux dans les programmes immobiliers nouveaux, dans les zones
où cela est justifié.
Par ailleurs, pour satisfaire l'impératif de diversité
sociale (20% de logements sociaux dans chaque commune), Nicolas SARKOZY propose
de raisonner en termes de flux de logements nouveaux plutôt qu'en termes de stock,
c’est-à-dire appliquer un pourcentage de logements sociaux aux nouvelles
constructions et non au total des constructions existantes, de nombreuses
villes (comme Paris ou Neuilly) n’ayant pas 20% de terrains disponibles.
En plus, Nicolas SARKOZY demande une augmentation du seuil
et souhaite compter comme logements sociaux les logements locatifs aidés, mais
aussi les logements destinés à l'accession populaire à la propriété. Enfin, le
candidat de l’UMP veut expérimenter une décentralisation accrue de la
politique du logement au niveau des agglomérations et mettre en place des
incitations financières fortes en faveur des élus bâtisseurs.
Le logement opposable
Nicolas SARKOZY propose une solution crédible et
ambitieuse avec la création du droit à l'hébergement opposable, récemment
voté au Parlement, pour que plus personne ne soit obligé de dormir dans la
rue.
En outre, le candidat de l’UMP s’engage à créer des
centres d'hébergement dans lesquels les personnes peuvent rester longtemps,
pas seulement une nuit.
Enfin, il rendra le droit au logement opposable d'ici
cinq ans, par le développement de l'offre sur tous les maillons de la
chaîne du logement.
Le seul projet
crédible pour le logement : celui de Nicolas SARKOZY
On peut faire confiance à Nicolas SARKOZY pour tenir ses
engagements car c’est la droite qui est à l’origine de toutes les avancées
majeures en termes de logements et car ce sont les deux derniers gouvernements UMP qui
ont engagé les plus importantes constructions de logements sociaux des
dernières années. Quant à la gauche : Lionel JOSPIN avait promis de
faire en sorte qu’il n’y ait « plus aucun SDF »... avec les résultats
que l’on connaît !
Enfin, les solutions proposées par la gauche sont démagogiques
et inquiétantes. Démagogiques car elle promet de construire 20% de
logements sociaux dans des villes, comme Paris, où il n’y a quasiment pas de
constructions, faute de terrains disponibles. Inquiétantes enfin quand
Ségolène ROYAL, comme l’extrême gauche, réclame la réquisition des logements
vacants... en d’autres termes, l’Etat pourrait s’approprier tout logement
inhabité par son propriétaire et non loué... avis à ceux qui possèdent des
résidences secondaires ou de vacances !
Louis BAPTISTE
21 janvier 2007
Le logement, grand enjeu de 2007
Pour moi, le logement présente un
double enjeu : celui de l’accès et celui de la propriété.
L’ACCÈS AU LOGEMENT
Je pense que l’accès à un logement est une condition
indispensable à l’activité sociale. On ne peut par exemple pas chercher et
encore moins exercer un emploi lorsqu’on n’a pas de lieu personnel et fixe pour
se loger et loger sa famille. Par ailleurs, le logement est le premier signe de
l’intégration dans la société. Il permet de côtoyer un voisinage, de se créer
des relations, de participer à la vie d’un quartier. Il est donc vecteur de
lien social
L’ACCÈS À LA PROPRIÉTÉ
L’accès à la propriété, seconde étape de l’accès au logement, est une
revendication naturelle. Il est en effet légitime de pouvoir devenir propriétaire
de son logement lorsqu’on exerce une activité professionnelle. C’est la juste récompense d’un travail
régulier et c’est pour beaucoup de Français une étape importante de leur vie.
Acheter un logement est souvent un parallèle de la fondation d’un foyer, de la
naissance d’un enfant, etc.
La propriété de son logement est aussi une cause de responsabilisation des
occupants. Qui irait en effet dégrader un logement dont il est
propriétaire ? De même, la propriété encourage les habitants d’un logement
à entretenir de bonnes relations avec les autres copropriétaires (dans les
immeubles) ou simplement leurs voisins.











